19/05/2009 19:19:45
Ngaoundéré : Des policiers menacent d'incendier le domicile du commandant du Gmi
Ils revendiquent le reversement des primes de gardiennage devant  les institutions financières.
Le Jour
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Tout remonte dans la journée du 09 Mai dernier lorsque des éléments du Groupement mobile d’intervention N°09 de Ngaoundéré, prennent d’assaut le domicile du commandant et le prennent en otage dans son bureau. Les éléments des deux groupements de compagnie exigent de lui le reversement des primes de gardiennage devant les établissements de micro finance et les banques de la ville de Ngaoundéré.

Selon ces policiers depuis l’arrivée du nouveau commandant, ils ont cessé d’exercer comme agents de sécurité et de force de maintien de l’ordre pour devenir des «chasseurs d’argent et de recette» pour le commissaire David Mabelemdem.  Informé de la situation, le délégué régional de la sûreté nationale pour l’Adamaoua, le commissaire divisionnaire Athanase Mayam, s’est rendu dans les locaux abritant le groupement mobil d’intervention N°09, pour s’enquérir de la situation. Sur place, il va trouver des agents révoltés et décidés à en finir avec leur chef.

Une réunion de crise est organisée d’urgence dans les locaux du Gmi, par le délégué régional.  Durant la réunion, les policiers accusent leur commandant de ne pas reverser les 40% des frais de surveillance devant les institutions financières de la place. Selon un inspecteur d police qui a requis l’anonymat, «dans la réglementation et les statuts de la police lorsqu’un policier est sollicité par un établissement ou une structure pour surveillance et garde, 40% du montant est reversé d’office à l’unité ou  au concerné qui garde les lieux, une sorte de prime. Le commandant prend l’argent auprès des banques et établissements de micro finance et ne le reverse pas. Or, pour aller au lieu de la garde, le policier paye son transport».

Autre grief,  selon notre source, le commandant exigerait à la fin de chaque journée des équipes de contrôle stationné aux sorties de la ville 36.000 Frs par compagnie. Interpellé par le délégué régional,  le commandant a nié les faits. Soutenu par les chefs de compagnie. Une commission d’enquête a été créée par le délégué régional de la sûreté, le commissaire divisionnaire Athanase Mayam, pour voir plus clair dans cette affaire. Joint au téléphone par le reporter  de Le Jour, le délégué régional de la sûreté national pour l’Adamaoua n’a ni confirmé ni infirmé les faits. Rendu plusieurs fois au Gmi le reporter n’a pas pu rencontrer le commandant mis à l’index.

Adolarc Lamissia

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