19/05/2009 19:38:58
Chantal Biya Hollywood: la présidence réagit

Dans une lettre au Mesager, la présidence défend la Première dame
Directeur adjoint du Cabinet civil
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Monsieur le Directeur de Publication,
Votre journal Le Messager, dans son édition N°2854 du mercredi 13 mai 2009 a cru devoir publier à la Une, puis en page 4, sous la plume du sieur Célestin Ngoa Balla, un article intitulé : “ Frasques, les mauvaises fréquentations de Chantal Biya ”.

Cet article au ton et au fond essentiellement provocateurs visait sans doute à nuire a l’image de l’épouse du chef de L’Etat et à détourner l’opinion de la noble cause qu’elle est allée défendre à Los Angeles, aux Etats-Unis, dans le cadre du sommet des premières dames sur le leadership pour la santé en Afrique.

Afin de permettre à vos lecteurs d’être mieux édifiés sur l’importance, les enjeux, et les retombées attendues du voyage de la première dame du Cameroun en terre américaine, vous voudrez bien, conformément aux dispositions pertinentes de la loi N°90 /052 du 19 décembre 1990 et ses modificatifs subséquents sur la liberté de communication sociale au Cameroun, publier, dans votre prochaine édition la mise au point ci-après :

Pourquoi madame Chantal Biya était à Los Angeles ?
L’article du sieur Célestin Ngoa Balla (jusque-là inconnu des mémoires de la presse camerounaise, même dans ses ramifications les plus généreuses), est essentiellement construit sur le modèle de la caricature malveillante, et de l’allusion perfide. Passant sous silence l’objet purement humanitaire du séjour de la première dame camerounaise en terre américaine, cet article préfère mettre en exergue des éléments anecdotiques et résiduels des apparitions de madame Chantal Biya, pour tenter de jeter le trouble et l’opprobre sur sa personne et sur son œuvre.

En clair, l’auteur de l’article fait des projections fantasmagoriques sur quelques photos de la première dame camerounaise en compagnie de certaines vedettes hollywoodiennes (dont elle n’est absolument responsable ni de la notoriété, ni du profil moral ou psychologique, ni même, le cas échéant, des frasques).

Laissons de côté l’insoutenable grossièreté des allusions et la mauvaise foi manifeste du récit, pour questionner un contenu d’une étonnante maigreur, ainsi que les intentions de désinformation sur une visite sur laquelle les services compétents, dans l’entourage de madame Chantal Biya, n’avaient pourtant fait aucun mystère.

Sans doute faudrait-il commencer par rappeler au public que l’association panafricaine Synergies africaines contre le sida et les souffrances, créée le 15 novembre 2002 à Yaoundé par Madame Chantal Biya, a conclu un partenariat avec l’organisation dénommée Us doctors for Africa basée aux Etats-Unis d’Amérique le 21 juin 2008.

Ce partenariat vise, pour l’essentiel, le renforcement du plaidoyer international des premières dames d’Afrique pour la mobilisation sociale et celle des ressources de toute nature dans la lutte contre le Vih/Sida, la mortalité maternelle et infantile, la pauvreté et la malnutrition, ainsi que la promotion de l’éducation en Afrique, tous piliers des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), adoptés par la communauté internationale sous l’égide de l’Onu en l’an 2000.

La Conférence sur le leadership des premières dames d’Afrique dans le domaine de la santé, organisée du 20 au 21 avril 2009 à Los Angeles, constituait la première réalisation du partenariat conclu en juin de l’année dernière à Yaoundé, et dont il a été fait mention ci-dessus.

Financé par des partenaires aussi prestigieux et respectables que l’Oms, la Fao, Africare..., le sommet de Los Angeles avait pour objet de faire l’état des lieux de la santé et de l’éducation en Afrique, d’informer l’opinion américaine et internationale sur la vision, les objectifs et les réalisations des premières dames d’Afrique dans ces domaines. La session devait également permettre de recueillir les avis et les observations des partenaires techniques, de procéder aux échanges d’expériences, et de susciter l’intérêt des bonnes volontés et des bailleurs de fonds à soutenir les projets en instance élaborés par l’association panafricaine.

Les retombées attendues

Sous l’impulsion de Synergies africaines et Us doctors for Africa, les distingués partenaires et sympathisants présents à Los Angeles ont promis de se mobiliser résolument dans le cadre d’un partenariat international public-privé pour l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de développement en Afrique, notamment dans les domaines de la santé, l’éducation, la formation et la lutte contre la pauvreté. Le plaidoyer international de Synergies africaines a donc pleinement atteint ses objectifs à Los Angeles.

La famille de Synergies africaines s’est d’ailleurs agrandie à la faveur de cette rencontre, passant de 22 à 26 membres avec les adhésions des premières dames du Swaziland, de Sierra Leone, du Cap-Vert et celle de l’épouse du Premier ministre du Kenya. Signalons, non sans fierté, que l’engagement exemplaire et motivant de la première dame du Cameroun, présidente fondatrice de Synergies africaines, a été, une fois encore, unanimement salué. Et madame Chantal Biya, Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco, a été élevée à la dignité de présidente d’honneur de Us doctors for Africa.

Clôturant les travaux, une soirée de gala, dans la pure tradition de la “ cité des Anges ”, a réuni les premières dames, ainsi que de nombreux invités de marque, dont des célébrités du 7ème art, dans le but de susciter l’intérêt et le soutien de toutes les bonnes volontés dans la recherche des solutions aux maux qui entravent le développement de l’Afrique.

Désinformation et mauvaise foi

Ces rappels étant faits, il convient d’y ajouter les éléments ci-après :
- Précédée de son charme et de son auréole, madame Chantal Biya a bien vite constitué un centre d’attraction pour diverses catégories de chasseurs d’images. C’est ainsi que des vedettes du monde hollywoodien se sont rapprochées d’elle, pour tirer leur part de bénéfice de cette “ aubaine ”. Quoi de plus normal, dans cette cité qui a, depuis belle lurette, établi sa réputation sur l’éclat et la gloire, à divers titres ?

- Dans son récit délirant, le sieur Ngoa Balla va jusqu’à reprocher à madame Chantal BIYA d’être aussi éclatante d’élégance et de beauté, et d’égaler, en cela, les vedettes hollywoodiennes. Mais faut-il encore rappeler qu’elle n’a point besoin de se forcer pour ainsi briller parmi les gens de sa classe d’âge ? Cela ne porte en rien atteinte à l’ampleur de son engagement pour la cause des personnes défavorisées et en proie à la souffrance. Sur cet aspect des choses, son entregent auprès de ceux en qui les jeunes, par exemple, se reconnaissent, ne devrait-il pas être considéré comme un atout remarquable ?

- L’apparition de madame Chantal Biya aux côtés des célébrités du monde ne date pas d’aujourd’hui. Que l’on se souvienne par exemple de sa main tendue aux actrices Gina Llolobrigida et Claudia Cardinale, ainsi qu’aux artistes musiciens Stevie Wonder, Wes Madiko et Richard Bona. L’opinion nationale et internationale s’était unanimement réjouie de cet éclat de jeunesse au cœur des institutions républicaines, pour apporter des solutions aux divers problèmes auxquels se trouve confrontée cette catégorie de Camerounais.

- Votre “ journaliste ” gagnerait donc à mieux s’informer, à l’avenir, sur les véritables tenants de l’action de notre première dame. Il se rendrait ainsi compte de l’immense générosité de ses intentions. Des dispositions qui lui valent aujourd’hui d’être investie du titre d’Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco, organisme dont la crédibilité et le sérieux ne sont plus à démontrer. A moins que les vraies intentions du “ reporter ” ne soient ailleurs. Dans la volonté, par exemple, d’ébranler une action si volontariste et si pénétrante qu’elle auréole, aujourd’hui, et continuera d’auréoler, demain, dans des milliers de familles d’orphelins, de malades, de personnes handicapées, ou souffrant de divers autres maux, au Cameroun, en Afrique, et, sans doute, ailleurs, dans le monde.

* Le surtitre et le titre sont de la rédaction

Note de la rédaction
A quelque chose, malheur est bon ; si Le Messager avait reçu toutes ces informations dans un dossier de presse avant le voyage de la présidente de Synergies africaines, sans doute que notre reporter en aurait mieux saisi les enjeux. Il est dommage que la présidence de la République du Cameroun ait attendu ce qu’elle qualifie de “ provocation ” pour communiquer avec Le Messager dont les collaborateurs y sont souvent rabroués par des agents zélés, sans que leur comportement reflète forcément la volonté du maître des lieux, même si nous nous souvenons du “ à chacun ses journalistes ” lancé un jour dans une déclaration publique par monsieur Biya. Il faut espérer que désormais, le cabinet civil du président sera accessible à nos collaborateurs afin d’éviter à l’avenir ce genre de rattrapage…

Par Joseph LE

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