11/01/2010 15:43:17
CAN : exilé en France, le rebelle angolais menace de nouvelles attaques
Pour Rodrigues Mingas, "les armes vont continuer à parler car tous les coups sont permis". Le Quai d'Orsay s'offusque
TF1
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http://s.tf1.fr/mmdia/i/38/2/rodrigues-mingas-4154382cmvvj_1379.jpg?v=4

                                             Photo d'archives non datée : Rodrigues Mingas


Dans une interview diffusée dimanche par l'AFP, Rodrigues Mingas, le secrétaire général des Forces de Libération de l'Etat du Cabinda/Position Militaire (Flec-PM), à l'origine du mitraillage du bus du Togo vendredi avant le début de la Coupe d'Afrique des Nations en Angola, menace de nouvelles actions.

"Tous les coups sont permis", prévient le militant indépendantiste, qui vit en exil en France et qui s'exprimait par téléphone depuis le Luxembourg.  "Nous avons écrit, deux mois avant la CAN, à M. Issa Hyatou (ndlr : la président de la Confédération africaine de football), pour l'avertir que nous étions en guerre. Celui-ci n'a pas voulu prendre nos avertissements en considération. Ca va continuer parce que le pays est en guerre, parce que M. Hayatou s'entête. Les armes vont continuer à parler. Nous n'avons pas visé spécifiquement les Togolais. Ca aurait pu être l'Angola, la Côte d'Ivoire, le Ghana... Tout est possible",  ajoute-t-il.  "Inacceptables"

La France n'a évidemment pas apprécié cette tirade. "De tels propos sont inacceptables et ne resteront pas sans suite, nous les condamnons avec la plus grande vigueur. Rien ne peut justifier l'appel à la violence, ni l'incitation à la violence par voie de presse", affirme le Quai d'Orsay. "Dès vendredi soir, la France a immédiatement condamné l'attaque du car qui transportait l'équipe nationale du Togo et a demandé que les auteurs de cet acte inqualifiable soient recherchés, arrêtés et répondent de leurs crimes devant la justice", souligne le ministère des Affaires étrangères.

Après cette déclaration ferme des autorités françaises, Rodrigues Mingas, qui se trouvait donc au Luxembourg dimanche, rentrera-t-il dans l'Hexagone

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