13/01/2010 19:45:10
Ha´ti : Plus de 100 000 morts
Le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive a affirmé mercredi à la chaîne américaine CNN qu'il craignait que le bilan du puissant séisme qui a frappé son pays mardi ne soit «bien au dessus de 100 000 morts».
Cyberpresse, leJDD.fr
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201001/13/138256-secteur-canape-vert-ete-durement.jpg

Le secteur de Canapé-Vert a été durement touché par le séisme - Photo Reuters

Après le tremblement de terre qui a ravagé Haïti mardi après-midi, l'heure est à la recherche de survivants. Mais humanitaires et dirigeants redoutent un bilan humain très lourd. Le président haïtien, René Préval, dit craindre des milliers de morts.

"Le Parlement s'est effondré. La Trésorerie générale s'est effondrée. Des écoles se sont effondrées. Des hôpitaux se sont effondrés." Les mots du président haïtien, René Préval, traduisent la désolation dans laquelle se trouve tout un pays, après le séisme. Le dirigeant dit avoir vu des "scènes inimaginables" dans les rues de Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, région la plus touchée par la catastrophe. Dans sa première interview depuis le drame, accordée au quotidien américain Miami Herald , - et alors qu'on s'interrogeait sur son état, après l'effondrement du palais présidentiel -, René Préval a raconté avoir dû enjamber les corps sans vie dans les rues de la capitale et avoir entendu les cris de ceux restés coincés sous les décombres du Parlement. Il dit craindre des milliers de morts, se refusant toutefois à donner un bilan humain. Interrogé sur CNN, le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, dit craindre un bilan "bien au-dessus de 100 000 morts".

Pour l'heure, les informations en provenance de Port-au-Prince arrivent au compte-goutte. Raison principale: la rupture des communications téléphoniques. Des témoignages et autres vidéos sont toutefois disponibles sur le web, des internautes haïtiens ayant pu témoigner grâce à la liaison satellite. Humanitaires et dirigeants redoutent un bilan humain très lourd, alors que de très nombreux bâtiments se sont effondrés. C'est le cas notamment des locaux de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). Selon plusieurs sources, dont Bernard Kouchner et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, on est notamment sans nouvelles du chef de la mission, le Tunisien Hedi Annabi. L'armée brésilienne a pour sa part fait état du décès de onze de ses casques bleus.

Solidarité internationale

Les premiers secours internationaux sont en route. Lors d'une allocution télévisée mercredi, Barack Obama a promis une action américaine "rapide, coordonnée et énergique", précisant que les premiers secours arriveraient sur place dans les heures qui viennent. Plusieurs pays, dont la Chine, vont envoyer des hommes sur place. Et de nombreuses capitales ont annoncé le déblocage d'une aide financière d'urgence. L'Union européenne a pour sa part annoncé une enveloppe de 3 millions d'euros. Bruxelles devrait toutefois faire un effort supplémentaire, a rapporté sur BFM TV le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, alors que certains, dont le président de la Commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, Axel Poniatowski, jugeaient l'aide décidée par l'UE "pas à la hauteur de ce drame".

Interrogé par leJDD.fr, Daniel Urena, officier de programme au service humanitaire de la Commission européenne à Saint-Domingue (situé à 277 kilomètres de Port-au-Prince, en République dominicaine), a précisé que la priorité de l'UE sur place était de coordonner l'aide en provenance du monde entier, afin d'éviter la cacophonie. La République dominicaine devrait servir de base arrière pour les secours, a-t-il précisé.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE