21/01/2010 04:00:52
Le procès de Titus Edzoa nouveau renvoyé
Le nouveau procès de l’ancien secrétaire général (SG) de la présidence camerounaise Titus Edzoa, accusé de détournement de deniers publics, de corruption et de trafic d’influence, prévu mercredi à Yaoundé, a une nouvelle fois été renvoyée au 24 février.
Xinhua
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Ce renvoi est dû à la composition irrégulière du tribunal, selon la présidente de la collégialité des juges, Justine Ako’o.

"L’un des juges faisant partie du collège des magistrats impliqués dans le jugement de l’affaire est indisponible", a-t- elle déclaré expliqué. Ce juge serait en congé, selon des informations recueillies au palais de justice de la capitale camerounaise.

Condamné en octobre 2003 à 15 ans de prison ferme pour les mêmes motifs, soit 6 ans après son interpellation en juillet 1997, M .Edzoa comparaissait avec d’autres accusés, parmi lesquels son ancien homme de main Michel Thierry Atangana.

"Ce type de procès, d’après le nouveau Code de procédure pénale camerounais, exige que la composition du tribunal soit complète, notamment avec la présence du président du tribunal et ses deux juges, les représentants du ministère public et les avocats de la défense", a expliqué à Xinhua Me Jean Mbuny, avocat de Michel Thierry Atangana.

Titus Edzoa, Michel Thierry Atangana, Isaac Njiemoun et M. Mapouna sont accusés depuis le 3 juillet 1997 de détournements de deniers publics dont le montant cumulé est évalué à plus de 63 milliards de FCFA (environ 126 millions de dollars US) et de détournement de sept voitures.

L’ancien SG et ses coaccusés étaient particulièrement visés dans la gestion du sommet de l’Organisation de l’unité africaine ( OUA, aujourd’hui Union africaine) en juillet 1996. La gestion du comité de pilotage et de suivi des projets de construction des axes routiers Yaoundé-Kribi et Ayos-Bertoua.

A l’issue du procès, le tribunal s’était prononcé pour la libération des autres accusés, et avait plutôt retenu les charges de "concussion" et de "détournement de voitures" à l’encontre de l’ ex-SG.

Insatisfait de la décision rendue, le ministère public avait fait appel et le 2 décembre 2008, la chambre de contrôle de la Cour d’appel du Centre à Yaoundé avait repris les premiers chefs d’ accusations contre l’ensemble des mis en cause.

Relancé le 25 novembre puis le 22 décembre 2009, ce procès avait été renvoyé au 20 janvier 2010 pour communication complète de la liste des témoins de l’accusation.

Titus Edzoa avait été interpellé au lendemain d’une annonce de candidature à l’élection présidentielle du 11 octobre 1997 face au président Paul Biya.Ce qui fait dire à ses proches que son procès à des relents politiques.

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