27/01/2010 15:35:36
Cameroun: qui sera le prochain secretaire general de la presidence ?
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Après plus de deux années passées au poste de secrétaire général de la présidence de la République, peut-on dire que l’on s’achemine bientôt vers la fin de la « mandature » de Laurent Esso ? Cela n’est pas impossible.

Selon des sources généralement bien informées, le président de la République pourrait se résoudre à se séparer de l’actuel scribe du palais, étant donné que ce dernier ne serait que peu satisfait du travail abattu par cet ex-collaborateur. En dehors du fait que ce grand taciturne serait reconnu dans les rouages du pouvoir comme un « cimetière des dossiers », au point que Paul Biya se serait personnellement plaint à des proches. Il est également reproché à l’ancien chancelier de l’université de Yaoundé de pistonner certains dossiers avec quelques acolytes, ce qui pourrait entraver le fonctionnement de la présidence.

Il n’y pas longtemps, le chef de l’Etat se serait même ouvert à des proches du premier cercle, ce qui est rarissime pour ceux qui connaissent le successeur constitutionnel de Ahmadou Ahidjo. Evidemment, le mot est lâché, celui de succession, d’où une aversion particulièrement tenace que le ministre d’Etat éprouverait à l’encontre de certains de ses proches collaborateurs et collègues du gouvernement. Toujours est-il que dans cette course pour une succession éventuelle au secrétariat général, les noms de ses adjoints, en l’occurrence, Peter Agbor Tabi et Magloire Séraphin Fouda, ne seraient pas avancés.

Il y aurait plutôt une « short list » comme les Camerounais en raffolent, de laquelle trois noms reviendraient particulièrement, dont celui de l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. Toutefois, difficile de savoir si l’ancien responsable de la cellule de communication de la présidence de la République tiendrait le bon bout, surtout lorsqu’on sait que dans ces choses, Paul Biya est quasiment imprévisible.

Et ce n’est pas Jacques Foccart, l’ex-conseiller de la cellule africaine de l’Elysée - bien que parti ad patres – qui nous démentirait, lui dont on connaît du reste l’influence dans le choix des premiers dirigeants africains post indépendance, entre autres, Ahmadou Ahidjo ou Félix Houphouët Boigny dans ce qui ce était encore, il y a cinquante ans, les territoires d’Afrique francophone...

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