03/02/2010 05:09:30
Le NEPAD et les conflits en Afrique dominent le sommet de l'UA
elmoudjahid
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L'intégration du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) dans les structures de l'Union africaine, l'examen des conflits dans plusieurs régions du continent, le dossier des changements climatiques ainsi que le développement des technologies de l'information et de la communication en Afrique ont constitué les points dominants ayant caractérisé le 14e sommet de l'UA dont les travaux ont pris fin hier à Addis-Abeba. Les chefs d'Etat et de gouvernement dont le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, ont examiné à cette occasion ces différents dossiers tendant à dégager les voies et moyens les plus appropriés pour surmonter les problèmes, d'ordre multiple, auxquels sont confrontés les africains.


Le NEPAD, qui a été définitivement intégré dans les structures de l'UA, participe de cette volonté à imprimer au développement de l'Afrique la dynamique nécessaire pour faire face aux difficultés économiques que connaissent plusieurs pays africains.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a, dans ce contexte, indiqué que le sommet a décidé de "créer une agence d'exécution du programme du Nepad (...) qui sera domiciliée en Afrique du Sud".
 Le chef de la diplomatie algérienne a, par ailleurs, souligné que les débats sur les conflits en Afrique ont dégagé une tendance forte œuvrant "à mettre plus de moyens à la disposition des pays en conflit, mais aussi plus de soutien politique à leur égard".
Le président Bouteflika avait, dans ce contexte, plaidé pour "la reconstruction et le développement post-conflit pour consolider la paix retrouvée" dans certaines régions africaines, notamment en Côte d'Ivoire, en RD du Congo, en République Centrafricaine, au Burundi, aux Comores, au Sierra Leone et au Liberia. Le chef de l'Etat a ainsi rappelé la volonté de l'Algérie à "apporter sa contribution à l'effort collectif, en vue d'un règlement de ces situations", et estimé que les "progrès obtenus sont encourageants (...) et nécessitent un soutien constant à ces pays afin de "prévenir toute résurgence des conflits".
Le président Bouteflika a, en outre, appelé lors de son intervention, à un soutien aux Soudanais afin de les aider à franchir la phase actuelle de "leur histoire contemporaine et (...) de démontrer que l'Afrique est à même de promouvoir des solutions responsables et efficientes aux problèmes auxquels le continent est confronté". Dans cet ordre d'idée, le chef de l'Etat a qualifié la situation prévalant en Guinée de "préoccupante" et appelé l'UA à "demeurer ferme et sans concession" devant toutes les "dérives". La situation au Madagascar a, de son côté, fait l'objet d'un appel lancé, par les participants au sommet, aux parties malgaches pour qu'elles respectent les accords conclus, à Maputo et Addis-Abeba, afin de mettre fin à la crise politique que traverse ce pays. Le sommet d'Addis-Abeba a également examiné la position que doit tenir l'Afrique sur les questions relatives à la réforme du système des Nations unies, à travers, entre autres, l'obtention de deux sièges permanents au sein du Conseil de sécurité. Pour l'UA, l'accord final du sommet de Copenhague sur les changements climatiques, constitue en l'étape actuelle un "préliminaire" qui "doit préparer un accord plus global" à l'occasion de la conférence qui se tiendra à Mexico à la fin 2010, a par ailleurs fait savoir M. Medelci. Le développement des technologies de l'information et de la communication ont également été au centre des préoccupations du sommet.  Le président Bouteflika avait à ce propos mis l'accent sur la fracture numérique dont la réduction "représente un des défis prioritaires pour l'Afrique. Il avait de plus soutenu que l'Afrique recèle "des potentialités importantes en ressources humaines et naturelles" et que leur mobilisation en faveur des TIC est "un impératif qui appelle une conjugaison des efforts à l'échelle du continent". Les participants avaient pour leur part plaidé pour l'intégration des nouvelles technologies dans les programmes nationaux, notamment dans les systèmes d'éducation et de formation, de la santé et dans l'administration publique.
Lors de ce sommet le président sahraoui M. Mohamed Abdelaziz avait appelé ses pairs africains à la mobilisation pour décoloniser "le dernier bastion colonial" dans le continent et protéger les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental contre "la répression sauvage" et le black-out sécuritaire marocains.

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