06/02/2010 16:52:38
Suspension du Togo pour la CAN: des milliers de manifestants Lomé
LOME — Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Lomé pour protester contre la décision de Confédération africaine de football (CAF) de suspendre le Togo pour les deux prochaines éditions de la Coupe d'Afrique des nations (CAN).
AFP
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               http://www.google.com/hostednews/afp/media/ALeqM5iyYknsd63BsQT4ck8jpvkZx5-clQ?size=l

Les portraits de deux membres de l'encadrement de l'équipe togolaise de football tués en Angola avant le début de la CAN, exposés à Lomé le 15 janvier 2010

A l'appel d'une vingtaine d'associations et d'organisations non gouvernementales (ONG), les manifestants -environ 25.000, selon la presse et 50.000 selon les organisateurs- ont parcouru les rues de la capitale scandant des slogans hostiles à la CAF, notamment à Issa Hayatou, son président.

Sur plusieurs banderoles et pancartes, on pouvait lire "Issa Hayatou, voleur et criminel", "Le Togo ne mérite pas cette sanction" ou encore "Issa Hayatou, la CAF n'est pas ton domicile, démissionne".

"Notre but est dénoncer la décision inique de la CAF. Nous disons trop, c'est trop", a déclaré à l'AFP Hans Masro, le président de l'Association des journalistes sportifs du Togo (AJST).

"Issa Hayatou a perdu le peu de bon sens et d'humanisme qui lui restait et il ne mérite pas de s'éterniser à la tête de la CAF qui a pour mission d'unir tous les peuples africains", a pour sa part souligné Aladjou Agouta, responsable de l'Association togolaise des consommateurs (ATC).

La CAF a décidé le 30 janvier de suspendre pour deux CAN le Togo, qui s'était retiré de la CAN-2010 sur décision gouvernementale à la suite du mitraillage de sa délégation, le 8 janvier dans l'enclave de Cabinda, faisant deux morts.

Des indépendantistes du Cabinda avaient mitraillé le bus de la délégation togolaise à la veille du coup d'envoi de cette compétition, tuant deux personnes: le chargé de communication de l'équipe togolaise, Stanislas Ocloo, et l'entraîneur des gardiens Abalo Amélété. Le gardien Kodjovi Obilalé avait aussi été blessé au dos et à l'abdomen.

La CAF, mais également le gouvernement angolais, ont par ailleurs été mis en cause par les familles des victimes, selon leur avocat, Alexis Aquereburu, bâtonnier de l'ordre des avocats du Togo.

La plainte vise aussi "l'Etat angolais pour avoir mis en danger la vie de nos compatriotes en organisant la CAN dans une zone de guerre".

 

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