30/09/2013 02:13:24
Les Útudiants subsahariens en Tunisie se plaignent de persÚcution
L’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (AESAT) déplore un «regain de la persécution à l’endroit des étudiants et stagiaires en provenance des pays d’Afrique subsaharienne».
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Etudiants africains Tunisie

Les étudiants subsahariens en Tunisie se plaignent de persécution et de mauvais traitement

L’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (AESAT) déplore un «regain de la persécution à l’endroit des étudiants et stagiaires en provenance des pays d’Afrique subsaharienne».

Dans un communiqué publié samedi, l’AESAT annonce avoir eu connaissance de «faits récents qui n’augurent rien de positif» quant au traitement auquel est soumis la communauté estudiantine sub-saharienne en Tunisie.

Parmi les cas évoqués par l’AESAT, il y a celui de l’étudiant refoulé, le vendredi 27 septembre, «pour la deuxième fois, à l’aéroport Tunis-Carthage, vers l’Egypte, qui n’était pas au départ son pays de provenance». «Cet étudiant se trouve actuellement détenu au Caire», précise l’association, qui cite le cas d’«un autre étudiant qui avait déjà été refoulé vers le Niger sans aucun justificatif valable.»

L’AESAT parle aussi de «contrôles à domicile» menés dans la communauté de ces étudiants «avec en prime des interpellations au cours desquelles les personnes interpellées ne sont pas clairement informées de ce qui leur est reproché.»

L’AESAT parle de la «peu glorieuse démonstration de force» du 26 septembre, au quartier Montplaisir, à Tunis, lorsque «la police, au motif d’un contrôle de routine, a bloqué toute une rue et mobilisé un fort dispositif constitué de plusieurs véhicules et de motards.»

Autre cas évoqué, celui d’un étudiant subsaharien qui a été malmené au quartier Ennasr, à Tunis, avant d’être «embarqué par des agents en civile, avec comme motif, au départ, d’un contrôle de routine.» L’étudiant, qui «a été porté disparu pendant 2 jours», a été gardé en détention pendant près de 12 jours, après son audition par le procureur, avant d’être acquitté lors de son procès.

Tout en s’interrogeant sur «les raisons qui motivent de telles persécutions», l’AESAT a adressé une lettre ouverte au président de la république tunisienne pour attirer son attention sur cette «fâcheuse situation.»

L’association va donner, lundi, une conférence de presse pour attirer l’attention de l’opinion sur les problèmes que rencontrent les étudiants africains subsahariens en Tunisie.

Affaire à suivre...

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