18/02/2010 13:15:51
Le RDPC au secours de Paul Biya
Le messager
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Depuis quelques moments déjà, au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), prévaut une attitude militante déterminante que résume un haut cadre du comité central de ce parti approché mercredi 17 février 2010 par Le Messager: « Toutes les fois que le président sera injustement et mensongèrement attaqué, le parti ne gardera plus silence. Nous allons réagir vigoureusement pour montrer aux yeux du monde que ce qui est dit sur notre président est faux et par conséquent, le défendre par tous les moyens légaux.»

Suite à la plainte que l’association dénommée Conseil camerounais de la diaspora a déposé en Europe récemment contre Paul Biya, président de la République du Cameroun, pour « Recel de détournement des deniers publics », le secrétaire général du comité central du RDPC, le parti au pouvoir dont l’actuel chef de l’Etat est par ailleurs le président national, a rendu public ce 17 février 2010 un communiqué de presse. René Emmanuel Sadi qui parle au nom du parti au pouvoir affirme que « le comité central du RDPC exprime sa vive indignation et sa profonde stupéfaction à la suite de ces allégations à la fois mensongères et infamantes ». Le Sg du comité central du « Parti des Flammes » poursuit son propos en indiquant que le parti au pouvoir « les récuse catégoriquement, car elles n’ont aucun fondement plausible et ne visent qu’à nuire à l’honorabilité de M. le président de la République ainsi qu’à l’image du Cameroun à l’intérieur et hors de nos frontières.» Prenant en quelque sorte l’opinion publique à témoin, René Sadi se lance par la suite à une défense de la moralité du chef de l’Etat en rappelant «que de la probité, l’abnégation et le patriotisme de M. le président Paul Biya n’ont jamais été sujets à caution, à quelque moment que ce soit de l’Histoire du Cameroun.». Et de poursuivre : « au contraire, le chef de l’Etat a toujours servi la République de manière exemplaire en assumant ses hautes et délicates charges avec rigueur et efficacité, dans le respect scrupuleux du bien public et de l’intérêt supérieur de la Nation ». Le SG du RDPC rappelle par la suite les gracieux moments de la politique du « Renouveau national » dont les leitmotivs indique-t-il, sont la paix, l’unité, le progrès économique et social, la rigueur, la moralisation, la bonne gouvernance, la démocratie de rassemblement et le rayonnement diplomatique. René Sadi clame que « grâce à cette politique salutaire, la Cameroun se porte de mieux en mieux et jouit d’une crédibilité certaine sur la scène africaine et mondiale ». Et pour finir, le Sg du comité central du RDPC demande aux militants et sympathisants de ce parti de rester « mobilisés » autour de leur leader, « en dépit des manœuvres de diversion, de désinformation et d’intoxication perpétrées par les ennemis de la République».

En fait, cette réaction du parti au pouvoir était politiquement attendue. Comme nous l’indiquions d’entrée de jeu, depuis la publication au mois de juin 2009, du rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement sur les «Biens mal acquis » du président Paul Biya, et surtout les révélations de certains médias français sur «les vacances coûteuses » du chef de l’Etat, le camp présidentiel est sur le qui-vive, prêt à voler au secours de son leader quelques soient le moment, le contexte, et les circonstances. Un hiérarque du régime approché par Le Messager affirmait antérieurement que «nous allons défendre le président jusqu’au risque de nos vies. Il s’agit d’une option. Et  cette attitude est sans équivoque. Les déstabilisateurs n’ont qu’à bien se tenir». Lors de sa dernière sortie médiatique à l’Hôtel Mont Febé à Yaoundé, il y a quelques semaines, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary dont le parti accompagne le RDPC au gouvernement, avertissait entre autres que « il y a un plan de déstabilisation du Cameroun que prépare les ennemis du Cameroun ». Il faisait alors allusion à cette plainte que préparait l’association «Conseil camerounais de la diaspora ». Reste que, face à la détermination des pourfendeurs actuels de Paul Biya, et certainement de leurs réseaux en occident, on se demande alors jusqu’où les inconditionnels du régime iront dans cette affaire qui selon les sentiments exprimés des hauts cadres du RDPC « frise la diffamation vis-à-vis du président Paul Biya ».

Jean Francois Channon

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