18/02/2010 13:20:35
Scandale : révélations sur le carburant problèmes
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En attendant les conclusions de l’enquête diligentée par la présidence, le ministère de l’Eau et de l’Energie, Total Cameroun et la Société nationale des hydrocarbures ne sont pas exempts de tout reproche dans l’importation du carburant qui a fait suffoquer plus d’un Camerounais ces derniers jours.
Les dessous de la supercherie

Le carburant frelaté qui a fait suffoquer plus d’un et inquiété profondément les automobilistes depuis plusieurs semaines pu un forte odeur de mafia.

Au commencement, la Société nationale de raffinage (Sonara). Lorsqu’elle projette d’arrêter le fonctionnement de l’usine il y a quelques mois pour des besoins de maintenance des équipements, elle prévoit que la quantité de carburant raffiné et disponible pour la consommation nationale, ne pourrait pas satisfaire la demande pendant la période des travaux. Elle saisit alors le ministère de l’Eau et de l’énergie afin qu’il demande à la Caisse de stabilisation des produits des hydrocarbures (Csph) de l’autoriser à importer le stock complémentaire.

Le ministère réagit plutôt en se référant au Premier ministère pour mettre en doute la pertinence des arguments avancés par la Sonara pour importer un stock de carburant. A la base, une arrière pensée de suspicion. Alors, le ministre Michaël Tomdio décide de lancer plutôt un appel d’offres pour l’importation sollicitée par la Sonara. A l’arrivée, deux adjudicataires.

Tradex et Total Cameroun. L’importation est effectuée et le carburant est débarqué au Cameroun. Comme le veut l’usage, des tests de conformité doivent être faits avant la mise du produit en consommation. Le laboratoire agréé est celui de la Sonara. Le test des produits importés par Tradex est concluant. Mais les laborantins de la Sonara vont émettre de sérieuses réserves quant à la qualité du carburant importé par Total Cameroun. Parce que non conforme aux normes locales. Le produit est malgré tout mis sur le marché.

Laxisme

La suite est celle que l’on connaît. A nôtre connaissance, aucune contre expertise n’a encore remis en question les résultats des tests effectués par la Sonara.

Selon des informations, le ministère de l’Energie et de l’eau soupçonnait la direction de la Sonara de vouloir faire « des affaires » dans cette opération d’importation. Les mêmes sources indiquent aussi que le fait pour le ministre de laisser le spécialiste en la matière pour opter pour une procédure d’appel d’offres, ne manquait pas de calculs mesquins.

L’option d’importer une aussi grande quantité supplémentaire de carburant est aussi due à la navigation à vue des responsables de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) qui n’ont pas pu évaluer rigoureusement les stocks disponibles et ceux de sécurité. Au point où au moment d’importer, le stock de sécurité était déjà entamé. Sur toute la chaîne où des décisions devaient être prises d’urgence, le laxisme a régné en maître. Aux dernières ouvertes, la présidence aurait instruit une enquête pour établir les parts de responsabilité dans ce qui aurait pu avoir des conséquents incalculables. Seulement, évaluera-t-on jamais les dégâts que ce mauvais carburant a causé dans les moteurs des véhicules et dans les poumons des citoyens ?

David Nouwou

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