16/06/2009 15:46:21
Douala : grève des conducteurs de motos taxis
L’arrêt de leurs activités hier a entraîné de longues files des usagers à tous les principaux carrefours.
Le Jour
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

L’arrêt de leurs activités hier a entraîné de longues files des usagers à tous les principaux carrefours.

Les conducteurs de motos taxis de Douala ont observé un arrêt de travail hier lundi, 15 juin 2009. Ceci, conformément au mot d’ordre qui circulait déjà de bouche à oreille dans la ville depuis jeudi dernier. Cette grève est la manifestation du mécontentement de ceux que l’on appelle communément «benskineurs».

Ils protestent contre les mesures prises il y a quelques mois par le Premier ministre pour réglementer leur activité. Ces mesures qui sont prévues pour entrer en application le 1er juillet 2009 obligent les conducteurs de motos taxis à se munir, entre autres, du permis de conduire, de l’assurance, de la carte grise et d’un casque. En plus, ils ne devront exercer qu’à l’intérieur des quartiers.

Ainsi, très peu de motos taxis étaient visibles hier dans la zone de village, par exemple. Dans les grands carrefours où ils sont d’habitude très nombreux comme à Tradex borne 10, entrée lycée, entrée carrière, marché Ndogpassi, entrée Billes, Shell ou encore Elf, l’on pouvait les voir discuter de la situation par petits groupes et sans leurs engins. Et lorsqu’une moto transportant un passager circulait à hauteur des grévistes, ceux-ci l’arrêtaient et expliquaient calmement au conducteur le bien-fondé du mouvement avant de le laisser repartir.

Malgré le caractère pacifique de la grève, les forces de l’ordre sont restées néanmoins vigilantes pour prévenir tout débordement. Les éléments du commissariat de police du 14ème arrondissement qui, d’habitude, réglementent la circulation au niveau du marché Ndogpassi, à l’entrée Billes et Shell, étaient présents sur beaucoup d’autres points sur le tronçon Tradex - Shell. De l’autre côté du «Pont noir», après le lieu dit Shell, les policiers du 8e arrondissement effectuaient le même travail, appuyés par quelques gendarmes.

A Bonabéri, les motos taxis étaient regroupées par secteur d’appartenance au niveau de Grand hangar, Forêt bar, Cimetière et Besseke. Là également, les «benskineurs», munis de sifflets pour donner l’alerte quand nécessaire, arrêtaient toute moto qui circulait avec un passager. Indépendamment de la relation qui liait le conducteur au passager, celui-ci était contraint de descendre et la moto libre de repartir.

Dans le centre-ville, par contre, la mobilisation n’était pas la même. Des quartiers comme Akwa qui abrite le centre commercial ou encore Bonanjo, le centre administratif, n’ont pas autant été touchés par la grève. Cependant, l’on a observé dans ces quartiers, en début de matinée, une petite diminution du trafic des motos taxis, en comparaison de la configuration de tous les jours.

Christian Nounkeu

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE