26/02/2010 16:42:28
Pétition l'Onu : Le Rdpc riposte, Bedzigui explique
Réplique :« Une tentative maladroite et opportuniste de dénigrement de son propre pays et de manipulation de l’opinion »
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La réaction du secrétaire général du comité central du Rdpc à la pétition déposée avant-hier à l’Onu

Deux ans après les douloureux évènements intervenus dans notre pays au mois de février 2008, un certain compatriote a cru devoir saisir le Secrétaire Général des Nations Unies d’une pétition aux fins de constitution d’une commission d’enquête internationale sur lesdits événements.

Le Secrétaire Général du Comité Central du Rdpc s’étonne du réveil tardif et de l’intérêt aussi subit que malsain pour ces événements manifesté par ce compatriote qui, de son exil lointain et volontaire, n’est à l’évidence pas au fait des réalités de son pays.

Tout en affirmant avec force qu’il n’y a pas eu de « massacres des populations civiles » au Cameroun en février 2008 comme le prétend  l’intéressé, le Secrétaire Général du Comité Central du Rdpc rappelle que lesdits événements ont, en leur temps, fait l’objet, dans le cadre de l’Etat de droit, d’un traitement des plus transparents de la part des autorités camerounaises, aux plans politique, social, administratif et judiciaire.

Pour justifier sa démarche, notre compatriote établit un parallèle surprenant et choquant entre les événements intervenus au Cameroun en février 2008 et ceux survenus en Guinée Conakry en septembre 2009, deux situations pourtant incomparables. Au Cameroun, faut-il le rappeler, il s’est agi, sous le prétexte de la crise alimentaire mondiale, de manifestations orchestrées par des forces tapies dans l’ombre et qui visaient à compromettre l’ordre public.

Au vu de ce qui précède, il apparaît clairement que la démarche de ce compatriote, exilé volontaire, procède d’une tentative maladroite et opportuniste de dénigrement de son propre pays et de manipulation de l’opinion.

En relevant une étrange similitude entre l’initiative de ce compatriote et d’autres opérations récentes ou projetées de désinformation et d’intoxication sur le Cameroun et le Président de la République à partir de l’étranger, opérations dont il faut stigmatiser sans réserve le caractère antipatriotique et irresponsable, le Secrétaire Général du Comité Central du Rdpc exhorte les militants et les sympathisants du Rdpc ainsi que les Camerounais de bonne foi à une vigilance accrue face à ce qui apparaît désormais comme une entreprise concertée, planifiée et désespérée, visant à détourner l’attention du peuple camerounais des enjeux essentiels de l’heure que sont la préservation de la paix, de la stabilité et de l’unité  nationale, le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, la consolidation de la croissance économique, la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics, l’amélioration des conditions et du niveau de vie des Camerounais, toutes choses inscrites dans le programme des Grandes Ambitions que met en œuvre avec bonheur le Président de la République, Président National du Rdpc, Son Excellence Paul BIYA.

 

Fait à Yaoundé, le 25 février 2010

                                                                      René SADI

 

Célestin Bedzigui

«Le rôle que joueront les membres du Conseil de sécurité sera crucial»

Le dirigeant du mouvement Global Democratic Project décrit par le menu comment il a déposé la pétition demandant à l’Onu d’ouvrir une enquête internationale sur les massacres de février 2008 au Cameroun.

Vous avez déposé mercredi 24 février, au secrétariat général de l’Onu, à New York, une pétition pour la création d’une Commission d’enquête internationale sur les émeutes de février 2008 au Cameroun. Qui avez-vous rencontré à l’Onu?

Le contact que nous avons aux Nations unies nous a orienté au Département des Affaires politiques dirigé par le sous secrétaire général Oscar Fernandez- Taranco. Chemin faisant, je me disais que je suivais le même chemin qu’avait suivi Ruben Um Nyobe lorsque, dans les années 50, il était venu ici, à New York, déposer une pétition demandant l’indépendance du Cameroun. Un grand moment d’émotion donc qui, d’ailleurs, sera marqué sur mes traits, lorsque je redescendrai plus tard au hall central et que le journaliste qui m’accompagnait me dira que je semblais avoir vieilli de dix ans...

Qu’avez-vous dit?

Que je suis venu déposer une pétition en vue de l’institution d’une commission d’enquête internationale sur les massacres par les forces de sécurité de populations civiles, massacres survenus en février 2008 au Cameroun.

Qu’ont répondu vos interlocuteurs?

Très diplomatiquement, il m’est dit que mon pli sera acheminé à un pool central à partir duquel il sera soumis à l’appréciation du secrétaire général de l’Onu, lequel décidera de la suite à donner à son traitement et du département qui en aura la charge.

Quelles perspectives se dessinent?

En principe, après étude par ses services compétents, et si les faits relevés sont jugés probants, le secrétaire général informera les membres du Conseil de sécurité de sa décision d’instituer la commission d’enquête que nous demandons. Il peut se faire que pendant la phase d’étude, nous, les pétitionnaires, soyons invités à une audition pour clarifier certains points de notre pétition. En tout cas, le rôle que joueront les membres du Conseil de sécurité sera crucial, ayant en mémoire le cas de Um Nyobe où la France, pour ses intérêts coloniaux, avait joué un rôle décisif pour que la pétition de l’Upc soit infructueuse. Nous sommes conscients de ce que certains dans le régime en place au Cameroun se prévalent d’une connivence de la même nature avec la France ; mais nous pensons que les temps peuvent avoir changé et qu’il serait par trop flagrant qu’une France qui a poussé à une commission d’enquête en Guinée bloque les choses lorsqu’il s’agit d’événements de même nature et ampleur qu’au Cameroun. C’est à cet effet que nous l’avons mis en exergue dans la lettre de présentation de la pétition. D’ailleurs, nous avons entrepris de faire parvenir à tous les représentants des pays membres du Conseil de sécurité de l’Onu ici, à New York, au Quai d’Orsay et à l’Elysée, à Paris, au Département d’Etat à Washington, la pétition ainsi que toute la documentation qui l’appuie. Nous travaillerons ensuite, à titre de suivi, à établir des contacts personnalisés.

 

Pourquoi avoir attendu deux ans pour entamer cette démarche?

 Je vous avouerai, humblement, que l’exemple de la manière dont s’est traité le cas de la Guinée pour des massacres similaires, survenus en septembre 2009, m’a beaucoup instruit et encouragé. J’en ai d’ailleurs tiré un argument de taille pour justifier notre initiative. Il faut savoir apprendre de tout et à tout moment.

Le fait que vous interveniez dans cette conjoncture, où fleurissent les actions de toutes sortes contre la régime en place ( plainte du Ccd à Paris), laisse un goût d’opportunisme et de positionnement dans les rangs de la diaspora...

C’est de l’analyse de comptoir de café qui reflète une tendance bien camerounaise de toujours vouloir réduire la portée des actes posés pour fragiliser la dictature de Biya à des considérations d’intérêt personnel. Tenez : 1991-2010, vingt ans que je suis dans ce combat où j’ai blanchi… pas seulement de la barbe ! Venir me parler de positionnement dans les rangs de la « diaspora » ne présente-t-il pas  tout simplement un caractère… dérisoire ? Allons Messieurs, soyons sérieux… Nous parlons d’une affaire où une centaine de nos compatriotes ont trouvé la mort… Un peu de décence tout de même !!!

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