02/03/2010 08:32:51
Chine/Afrique : resserrement des liens bilatéraux
BEIJING, 2 mars (Xinhua) -- Le président zambien Rupiah Banda est arrivé la semaine dernière en Chine pour une visite d'Etat, peu après les visites des ministres des Affaires étrangères du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud, signe de l'amitié grandissante entre le continent africain et la Chine.
Xinhua
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En 1956, sept ans après la fondation de la Chine Nouvelle, l'Egypte est devenue le premier pays africain à reconnaître la Chine et à établir des relations diplomatiques avec la jeune République populaire. Aujourd'hui, la Chine a développé des relations amicales avec 47 des 53 pays du continent africain.

Mieux encore, ces dernières années, dans un contexte de la globalisation mondiale, l'amitié traditionnelle entre la Chine et les pays africains a été élevée au niveau de partenariat stratégique avec une connotation plus riche.

Le nouveau partenariat, proposé par le président chinois Hu Jintao en 2006 en marge du Forum sur la coopération sino-africaine auquel ont participé des dirigeants de 48 pays africains, décrit les principes d'établissement des liens entre la Chine, le plus grand pays en voie de développement du monde, et l'Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement, afin de permettre aux deux parties de trouver davantage d'intérêts communs.

Le partenariat stratégique inscrit dans le document politique de la Déclaration de Beijing insiste sur l'égalité et la confiance mutuelle dans les affaires politiques, les avantages réciproques et les résultats gagnants-gagnants dans la coopération économique et une interaction culturelle pour renforcer la compréhension mutuelle et l'amitié afin de promouvoir un ordre international plus harmonieux.

Comme ce qu'a souligné le président chinois Hu Jintao lors du sommet de Beijing, le partenariat stratégique sino-africain est non seulement nécessaire au renforcement de la coopération sino-africaine, mais aussi à la sauvegarde de la paix et au développement du monde.

En savourant les fruits de son propre développement grâce à la politique de réforme et d'ouverture, la Chine n'a jamais oublié ses engagements faits auprès de ses amis africains, et c'est grâce au soutien de ces derniers que la Chine a pu reprendre son siège légal au sein des Nations unies en 1971.

Au cours de ces 50 dernières années, la Chine a apporté son aide à 800 projets dans 53 pays africains, en y construisant plus de 2 000 km de routes et 3 000 km d'autoroutes et en y envoyant des équipes médicales composée de 15 000 personnes pour soigner plus de 240 millions de malades.

Ces projets, d'un coût de six milliards de dollars et sans aucune condition préalable, ont été effectués alors même que la Chine se trouve elle-même en difficulté économique.

Cinq ans après le lancement du Forum sur la Coopération sino-africaine, la Chine a effacé pour 10,9 milliards de yuans (1,36 milliard de dollars) de dettes des 31 pays africains.

La Chine "se sent redevable" au peuple africain, a indiqué le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors de sa visite en Egypte en 2006. "Nous ne devons jamais nous souvenir des services que nous avons rendus ni oublier les aides que nous avons reçues", a ajouté le Premier ministre citant un proverbe chinois.

"Les Africains qui sont déterminés à répondre aux défis auxquels font face leurs pays peuvent tirer profit des expériences de leurs amis chinois, qui ont remporté de grands succès dans le développement durable et dans la réduction de la pauvreté", a indiqué de son côté Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU d'alors à l'occasion du sommet de Beijing.

Il a qualifié le sommet de Beijing "d'occasion historique permettant à la Chine et à l'Afrique de réaliser leur idéal commun et de faire avancer la coopération Sud-Sud".

En 2006, la Chine a promis de doubler son aide à l'Afrique en 2009 et d'augmenter le commerce bilatéral à 100 milliards de dollars avant 2010.

Trois années plus tard, malgré la crise financière internationale, la Chine a tenu sa promesse. En 2008, le commerce bilatéral s'est élevé à 108 milliards de dollars, presque le double de celui de 2006. Près de la moitié des pays africains ont augmenté de 50% leurs exportations envers la Chine.

Depuis les années 1980, la Chine a diversifié son soutien à l'Afrique en passant d'une aide purement matérielle en produits et en argent liquide à la formation de personnel et au transfert de technologie et de connaissance, afin d'augmenter la capacité autonome de construction, essentielle au développement de l'Afrique par les Africains.

En tant qu'économie émergente, la Chine a renforcé la conscience de sa responsabilité envers la communauté internationale. Elle a été la première à proposer clairement et à promouvoir le mécanisme tripartite dans la région du Darfour au Soudan. C'est aussi le premier pays hors d'Afrique à envoyer des forces de maintien de la paix au Darfour.

Le renforcement de la présence de la Chine en Afrique et le principe de non-ingérence dans les affaires politiques des pays africains, soutenu par la Chine, sont pourtant parfois considérés autrement par certains pays occidentaux qui y voient du "néo-colonialisme".

Le président égyptien Hosni Mubarak a souligné, dans son discours prononcé lors du Sommet de Beijing 2006 : "Nous pensons que l'établissement d'un nouveau type de partenariat stratégique répond aux aspirations communes de la Chine et de l'Afrique et c'est un libre choix des deux parties. Il sert les intérêts communs et aidera à renforcer la solidarité, le soutien mutuel, l'assistance et l'union des pays en voie de développement, tout en contribuant à une paix durable et au développement harmonieux du monde".

Le nouveau partenariat stratégique sino-africain aidera sans aucun doute les deux parties à aller plus loin dans l'avenir et tout le monde pourra en être témoin.

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