02/03/2010 08:44:34
Le travail des enfants en progression au Cameroun
APA-Yaoundé (Cameroun) Près de 28% des enfants de 5-17 ans sont soumis à des travaux à abolir au Cameroun, selon une étude de l’Institut national de la statistique (INS).
apanews
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Selon une enquête réalisée au cours du 4è trimestre 2007 au Cameroun, à l’initiative du gouvernement, l’ampleur de ce phénomène est plus importante en milieu rural, particulièrement dans les régions septentrionales et à l’Est du pays.

Selon l’INS, cette pratique touche 41% des enfants de 5 à 17 ans, soit plus de 2 millions d’individus.

Pour un effectif d’environ 6 millions d’enfants âgés de 5-17 ans recensés, près de 4 enfants sur 10 sont économiquement occupés aussi bien chez les filles que chez les garçons.

C’est beaucoup plus en milieu rural que les enfants se retrouvent économiquement actifs et occupés, 51,1% d’enfants étant économiquement occupés en milieu rural contre 17,9% en milieu urbain.

D’une manière générale, ont constaté les enquêteurs, les enfants travaillent majoritairement (85,2%) dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la sylviculture et de la chasse.

Pour leur part les secteurs commerce/restauration et l’industrie manufacturière emploient respectivement 7,9% et 4,3% des enfants occupés économiquement, et la pratique prend de l’ampleur au fur et à mesure que les enfants grandissent.

Le travail considéré comme dangereux au sens du Bureau international du travail (BIT), touche 4,4% des enfants de 5-17 ans, un pourcentage qui représente environ le double en milieu urbain par rapport au milieu rural.

Parmi les enfants, 27,9% sont astreints aux travaux à abolir et 4,4% aux travaux dangereux.

Au Cameroun, rappelle l’INS, la législation en vigueur n’interdit pas le travail des enfants tant économique que ménager, mais elle combat certains types d’activités menées par ces derniers.

Ce sont donc ces travaux qui sont désignés par le vocable « travail des enfants à abolir », et dont certaines formes sont jugées dangereuses.

Selon l’INS, l’abolition du travail des enfants, voire des pires formes de travail des enfants à travers l’élaboration d’un arsenal de textes juridiques internationaux et nationaux, « n’implique pas forcément leur éradication sur le terrain ».

Cette institution publique préconise le renforcement des campagnes d’information, d’éducation et de communication pour la sensibilisation des populations et d’autres acteurs sur les risques que courent les enfants travailleurs ;

Elle suggère aussi de mettre l’accent sur la prévention et la répression, s’agissant des infractions constatées au regard du Code du travail, mais aussi l’amélioration de l’environnement familial afin de favoriser l’épanouissement de l’enfant.

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