08/03/2010 12:58:08
Filière coton: les pays producteurs africains se mobilisent Yaoundé
Le Messager
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L’annonce de cette rencontre a été faite à Yaoundé vendredi, 5 mars 2010, au cours d’une conférence de presse organisée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, en compagnie du directeur général de la Société de développement du coton du Cameroun (SODECOTON) Iya Mohammed, et en présence du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

L’on apprend ainsi que près de 83 participants représentant 18 pays sont attendus à Yaoundé, pour prendre par à ces assises dont les premières éditions se sont tenues respectivement au Mali, au Sénégal, au Burkina-Faso, en Egypte, au Ghana, en Zambie et en Tanzanie. C’est huit ans après la création de l’ACA en 2002 à Cotonou au Bénin que le Cameroun, 3ème producteur du coton en Afrique, avec ses 145 000 tonnes de graines produites en 2009, accueillera enfin ces journées sous le thème : « Coton africain face à ses défis ».

Pour le ministre du Commerce, l’occasion permettra d’échanger sur les causes de la baisse des rendements du coton africain au champ et de chercher des voies et moyens pour résoudre les différents problèmes qui minent la filière cotonnière africaine et inhibent les efforts visant à garantir sa compétitivité sur le marché mondial. Iya Mohammed a profité de cette tribune pour rappeller que depuis 3 ans, la filière coton bat de l’aile au Cameroun. Ce, à cause de la baisse drastique des cours à l’international. Entre 2005 et 2008, la production de la SODECOTON a été successivement de 303 822 tonnes, 220 574 tonnes, 187 453 tonnes et 111 030 tonnes.

La superficie cultivée a connu la même chute, de même que le nombre de producteurs qui est passé de 329 555 en 2005 à 207 092 en 2009. C’est l’année dernière que la pente a été légèrement remontée. Comme perspectives pour un avenir meilleur, il pense que le Cameroun et les autres pays africains doivent changer de stratégie aujourd’hui. Au fil des rencontres, ils n’ont eu de cesse de dénoncer par les subventions des USA (5 milliards de dollars par an) aux producteurs américains. Le DG de la SODECOTON suggère que, tout en étant sur ce front, il est temps pour les producteurs africains d’explorer de nouvelles pistes pour améliorer leurs rendements. Il propose par exemple de répandre l’utilisation des OGM (organismes génétiquement modifiés) en Afrique.

Là, il est question d’utiliser les semences améliorées qui ont la capacité d’augmenter le rendement de 30%. Il suggère également la diversification des cultures pour intéresser les agriculteurs. Au Nord Cameroun, dit-il, l’association de la culture du soja dans les champs de coton a permis d’obtenir une production de 7000 tonnes en 2009. Une production entièrement achetée par la SODECOTON. Ce qui a contribué à améliorer substantiellement les revenus des producteurs.

En organisant chaque année des journées de réflexion sur les multiples problèmes qui accablent les cotonculteurs africains, l’ACA montre sa farouche volonté à accompagner ses membres pour accroître leurs revenus. Toutefois, la mise en œuvre des résolutions issues de ces fora revient à chaque pays et à chaque groupe d’acteurs. L’association cotonnière d’Afrique ayant des moyens très limités pour accompagner ses membres.

Marie Noelle Guichi

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