11/03/2010 19:14:50
3 journalistes inculpés au Cameroun
Trois journalistes camerounais, dont deux avaient été arrêtés le 26 février, ont été inculpés "de faux et d'usage de faux" et écroués hier à la prison centrale de Yaoundé, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.    
Le figaro
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Serges Sabouang, Robert Mintsa et Bibi Ngota, directeurs de la rédaction respectivement des journaux La Nation, Le Devoir et Cameroun Express "ont été inculpés de faux et d'usage de faux" et "placés sous mandat de dépôt à Kodengui (prison centrale de Yaoundé) ", a affirmé une source judiciaire proche du dossier ayant requis l'anonymat.  Selon cette source, "ils ont imité la signature du secrétaire général de la présidence de la République (Laurent Esso) sur des documents dont ils se servaient pour faire du chantage" à cette personnalité "dans le but de lui extorquer de l'argent". Ils "risquent 10 à 20 ans de prison", de même source.

"Victimes de tortures"

Un quatrième journaliste recherché dans le cadre de la même affaire, Simon Nko'o, reporter à l'hebdomadaire Bebela, "est introuvable", selon la directrice de son journal, Henriette Ekwé. Serges Sabouang et Robert Mintsa avaient été arrêtés par la police judiciaire (PJ) à Yaoundé le 26 février, non pas " à cause d'un article de presse, encore moins parce qu'ils sont journalistes, mais bien parce qu'ils avaient fabriqué de faux documents avec lesquels ils posaient des actes incorrects", avait confié un responsable de la PJ.

Serges Sabouang et Simon Nko'o avaient également été détenus pendant près d'une semaine début février à la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), spécialisée dans le renseignement, accusés de détenir "des documents compromettants pour des personnalités de la République, dont Laurent Esso", selon Henriette Ekwé. Les associations de défense de journalistes, Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), avaient protesté contre leur détention. Début mars, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) avait indiqué dans un communiqué que Nko'o et Sabouang avaient été victimes de "nombreux actes barbares de tortures".

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