23/06/2009 12:05:25
Changements climatiques : Les élus Africains préparent la rencontre de Copenhague
Du 25 au 27 juin 2009, va se tenir à l’Assemblée nationale du Cameroun à Yaoundé, la première conférence parlementaire sur la problématique des changements climatiques.
Le Messager
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Pour indiquer les enjeux de cette rencontre dont certains participants sont déjà sur le sol camerounais, l’honorable Cyprian Awudu Mbaya, député du Social democratic front (Sdf) à l’Assemblée nationale et coordonnateur du réseau des parlementaires panafricains pour les changements climatiques a donné un point de presse hier, lundi 22 juin 2009. La rencontre avec les hommes des médias, au cabinet du secrétaire général de l’Assemblée nationale, sis au premier étage de l’immeuble du Palais de verre de Ngoa-Ekelle, s’est déroulée en présence de l’honorable Achille M. Joseph Tapsoba député, et ancien vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso.

“ Des récentes études sur le sujet ont révélé qu’au moins 300 000 personnes meurent chaque année à travers le monde du fait des changements climatiques. Le phénomène, avec ses corollaires que sont les émissions de gaz à effets de serre, entraîne d’autres calamités telles que la famine de masse, les maladies, la dégradation de notre environnement, de notre qualité de vie, des sécheresses, des inondations, des cyclones, l’élévation du niveau de la mer qui pourrait faire disparaître certains territoires. Nous n’hésiterons pas à qualifier cela de carnage sans précédent ”, a lancé l’honorable Cyprian Awudu Mbaya aux journalistes. L’élu de la nation précise par la suite que “ les mêmes études affirment que ce sont les pays les plus pauvres qui paient le plus lourd tribut de ce désastre. Paradoxalement, ces mêmes pays contribuent à hauteur de un pour cent à la pollution de la planète, les plus gros pollueurs étant bien évidemment du côté des pays industrialisés ”.

Position commune

La conférence de Yaoundé devra donc clairement définir les défis qui interpellent en ce 21e siècle l’Afrique dans le cadre des changements climatiques. “ Il est question d’organiser une action de lobbying auprès des négociateurs, qu’ils soient des différents gouvernements ou de la société civile, afin que dans les dispositions du futur instrument, l’Afrique soit traitée avec équité ”. Une centaine de délégués, dont une dizaine de présidents de Chambres de différents parlements africains sont attendus aux travaux de Yaoundé. L’organisation de cette rencontre est personnellement pilotée par le président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Cavaye Yeguié Djibril. “ Notre président prend à cœur cette rencontre. Car la question est de savoir s’il faut laisser le monde courir vers l’apocalypse. La réponse est non ”, tranche l’honorable Awudu.
En fait, la communauté internationale entend se mobiliser pour parvenir à de nouveaux accords après celui de Kyoto. C’est ainsi que la ville de Copenhague en Suède va accueillir au mois de décembre prochain, la Conférence sur l’Accord cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Il sera question pour la communauté mondiale des hommes, de parvenir à la signature d’un traité international sur le changement climatique. Traité qui devrait prendre effet à compter de 2012. Les Africains entendent donc faire valoir leurs droits, et faire entendre leurs voix. Il sera surtout question pour les élus africains de parler d’une même voix. D’où la conférence de Yaoundé qui connaîtra son temps fort samedi prochain par l’adoption, on l’espère, de cette position commune des parlementaires africains.

Jean François CHANNON

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