27/04/2010 14:38:53
Mboua Massok: lettre toute la jeunesse du Cameroun
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Aux élèves, étudiantes et étudiants

A toute la jeunesse du Cameroun 

Préambule          

Mes chères jeunes cohéritières,

Mes chers jeunes cohéritiers.  
 

Avec l’accession le 1er octobre 1961 du Southern Came-roon (partie du Cameroun restée sous administration an-glaise), s’achève le processus d’indépendance de mon pays déclanché le 1er janvier 1960 avec la proclamation de l’indépendance la République du Cameroun (partie naguè-re sous administration française), en même temps que prend corps au Cameroun, la forme fédérale de l’Etat. Ce n’est pas inutile de le rappeler.  

Sur cette base, il est valide de résumer qu’en octobre 2011, un 50tenaire sera derrière nous que le Cameroun est nominalement libre, indépendant et souverain. Mais à l’analyse, il ressort que durant cette période, la totalité des instruments, autrement dit des Clés de gestion de la sou-veraineté de mon pays ne nous a pas été transmis par la France. La conséquence est qu’à tout dire, la lourde et om-niprésente main mise de ce pays sur tous les aspects de la marche du mien a fini par totalement neutraliser les aspira-tions, les espoirs et attentes ô ! combien forts de mon pays et du Peuple Camerounais au moment où, au prix d’une résistance bien coûteuse en vies humaines dont celle de « Mpôtôl » Um Nyobe de glorieuse mémoire, retentie ce 1er janvier 1960 à Yaoundé de la bouche d’Amadou Ahidjo, cette formule : « Le Cameroun est libre et indépendant ». S’impose donc, dans le but de mieux comprendre notre bri-sé présent et mettre des bases qui nous permettent d’envi-sager demain avec une assurance justifiée, que nous je-tions un bref regard sur l’histoire de notre pays ces pres-que 100 dernières années. 

Historique d’une grave situation politique 

C’est dans les années 1920 que la France arrive au Cameroun et se fait ‘’héritière’’ de l’Allemagne alors vain-cue lors de la 1ère guerre dite mondiale, qui voit sur cette base, ses possessions d’Afrique dont le Cameroun, être versées dans le ‘’patrimoine’’ des pays vainqueurs. Depuis lors et sur la base des acrobaties et complicités diverses, la France ourdit contre mon pays, un complot dont la fina-lité est de s’approprier et pour toujours, terre et habitants, le Cameroun mon pays. Durant une période, ce complot consistant à faire de mon pays un Département français d’Outre-Mer a eu un certain développement. Et, en simples sujets, la France a géré mon Peuple autant qu’en territoire conquis, mon pays et ses abondantes richesses. Pendant ce temps et l’esprit nationaliste vibrant en eux, les nationa-listes les plus en avance de l’époque, ces militants domi-nés par l’idéal d’un Cameroun libre et indépendant, ont déjà identifié ce projet français comme problème majeur de leur temps. Déterminés à résoudre ce problème essentiel-lement politique, cette jeunesse avant-gardiste de l’époque concernée ne tarde plus à constituer un cadre organisa-tionnel approprié. Dès avril 1948 donc, l’UPC qui est ce mouvement politique Camerounais à orientation plutôt nationaliste et progressiste est créée. Son programme à trois piliers est ainsi structuré : 1- Réunification ; 2- Indé-pendance ; 3- Elévation du niveau de vie. Et depuis lors, le processus de réalisation effective du malsain projet fran-çais va rencontrer ses premiers réels soucis. En décidant quelques temps après d’intégrer dans leur langage politi-que la notion d’Indépendance immédiate, ces hommes et femmes à consciences conscientes optent de tenir le tau-reau par les cornes. Leurs efforts et les sacrifices nom-breux et très élevés qui en découlent sont parvenus à faire échec au complot dont il s’agit. Il en résulte que l’indépen-dance nominale du Cameroun est devenue effective et avec elle, clos le débat sur la francisation de l’espace vital de mon pays.  

Aliénation de la souveraineté du Cameroun  

Cependant, depuis peu avant même le jour J de la restitu-tion de sa souveraineté à mon pays, la France alors vain-cue par le Peuple Nationaliste Camerounais, se dote rapi-dement d’un subterfuge qui couvre encore dans une forme de légalité, jusqu’à ce jour, son illégitime « droit de re-gard » sur tous les aspects de la vie de mon pays. Le terme générique d’identification dudit subterfuge est « Ac-cords de Coopérations », un assemblage de documents par ladite France concoctés et continuellement signés au secret par ses hommes de mains locaux, du premier à l’ac-tuel Président du Cameroun. Ici, le « droit de regard », (c’est-à-dire la supervision de la gestion de nos richesses, de notre monnaie, de nos forces de sécurités...) est reconnu à la France. De la France ici, il faut entendre la France-des-gouvernants à ne pas confondre avec le peu-ple français au sein duquel, à coup sûr, le mien ne manque pas d’amis. C’est ce droit arbitraire de ‘’supervision’’, cadre d’expression de ce qu’il est convenu d’appeler depuis 1960 système néocolonial, qui est centralement génitrice de la grave et désormais inadmissible situation de déclin continu accéléré chez nous depuis l’arrivée à la tête de l’Etat, du Président Camerounais encore, pour le grand mal de tout mon Peuple, agissant. Et la jeunesse, je le sais, su-bit et souffre plus que toute autre composante sociale, des affres multiples que véhicule ladite situation dont, ici et maintenant, entraînant dans ce sillage l’ensemble du Peu-ple-Victime Camerounais, mon Peuple, elle se doit de tota-lement s’investir à mettre un terme. Car c’est justement le type de situation dont seuls les cadavres peuvent sup-porter sans réagir. Or sous l’emprise de l’aliénation sur-tout mentale dont la communauté nationale dans une vaste proportion reste victime, mon Peuple semble s’accommo-der à ces situations dont les cadavres sont seuls à dispo-ser des instruments fiables de gestion. La situation est gra-ve certes. Mais ce ne l’était que du moment où nous n’a-vions pas encore conscience que nous étions victime d’un envoûtement collectif qui est cette aliénation mentale dont le résistant Mozambicain Samora Machel parle en ces ter-mes : «...Le processus d’aliénation mentale atteint son point culminant, quand l’élément victime de ladite aliéna-tion, réduit à la passivité totale n’arrive plus à s’imaginer qu’il peut exister une possibilité de libération, et qu’il de-vient lui-même un agent de diffusion de la théorie de rési-gnation et de passivité... ». 

Mission patriotique et sacrée de la Jeunesse 

Pour dire que la jeunesse de mon pays, identifiant comme problème majeure de son temps la détention par la France de tous les instruments de gestion de notre indépendance doit, pour cesser d’être fer de lance des « fingong » (traîtres) que sont surtout les gouvernants actuels, devenir Fer et Lance du Peuple Camerounais. Et le devenant elle se doit, sans peur ni timidité, de s’approprier le pan actuel du combat libérateur continu du Cameroun, afin que le second 50tenaire du Cameroun indépendant repose, dès son avènement en 2011, sur une gouvernance à tout point de vue nationaliste, donc au service central du Cameroun et de son Peuple avec, comme boussole de la conduite des affaires de l’Etat, l’éthique et la morale.  

Important de savoir et d’intégrer il est, que ce ne sera pas, je le souligne, facile. Mais la mission est à la portée de la jeunesse actuelle de mon pays, désenvoûtée désormais et l’emportant sur ces chaînes que constitue l’aliénation sur-tout mentale objet de l’évocation édifiante ci haut, du Pré-sident du Mozambique. Pour relever que pour des gens à la pointe de la pensée aussi bien que de l’action, rien n’est perdu pour celui qui est déterminé à ne rien perdre. Si en plus, comme c’est le cas c’est un Peuple entier, cette vérité l’est davantage. Et la sagesse Bantou d’affirmer que Celui qui veut du miel doit avoir le courage d’affronter les abeilles. 

Mes chers jeunes cohéritiers

Mes chères jeunes cohéritières, 

  La jeunesse ne doit pas perdre de vue que l’échéance présidentielle de 2011 ouvre de grandes perspectives qui, conséquemment gérées, peuvent lui permettre de mériter, pas de ses « fingong » de parents engagés surtout dans le RDPC et ses alliés, ou dans ces autres cadres de ges-tion du désespoir social par les peurs, la corruption, les hé-sitations, les doutes et autres ivrogneries. Non. Elle doit mériter de ses grands et arrière grands parents qu’ont été les générations des époques d’occupation Allemande, Française et Britannique, en tant que repères de l’expres-sion de l’engagement, de la détermination, du courage et du don de soit qui caractérisent toute  personne à forma-tion humaine réussie. 

Cbt. MbouaMassok comme instrument 

C’est justement pour me mettre à la disposition surtout de cette jeunesse de mon pays comme instrument tel que je me considère de sa mission du moment qui consiste à ré-cupérer des mains de la France les clés de la gestion du Cameroun, que je suis investi depuis janvier 2009 Candi-dat-Président de la République du Cameroun donc, poten-tiel 3ème Chef d’Etat de ce pays. Afin de faciliter l’action po-pulaire autour de cette candidature administrativement pro-mue par la NODYNA (Nouvelle Dynamique Nationalis-te A-fricaine), des Camerounais(es) qui n’ont pas peur du pro-fond changement qui se dessine chez nous au triple plan de l’orientation, du personnel politique et de méthodes de travail sont entrain de formaliser la structure de lutte dite Action pour l’Alternance et l’Alternative Assurée en 2011 «4A-2011», chargée de préparer la gestion de demain. 

J’insiste à relever que la Jeunesse, alors Fer et Lance de mon Peuple où qu’elle réside, ne doit pas se laisser inviter. Loin de toutes ces barrières de neutralisation de l’unité d’action, elle doit de suite prendre possession de la 4A-2011 par laquelle, avec son l’implication totale, une im-pulsion populaire va hâter l’avènement du Leader Nationa-liste à la tête de l’Etat, et rendre possible la mise hors d’état de nuire du système néocolonialiste encore agis-sant chez nous. J’invite la jeunesse au sein de toutes nos forces en arme, le BIR en prime, et dans toute la fonction publique, à toujours, en toute circonstance, rester agissan-te aux côtés du Peuple. Car au terme de près de 100 ans de pratiques coloniales et néocoloniales à la Française dans mon pays, être un obstacle au passage du néocolo-nialisme destructeur au nationalisme de progrès n’est autre chose qu’une haute trahison tant des mémoires de nos devanciers que du Peuple-Victime Camerounais longtemps asservi. Et les obstacles, notre camp, conscient de sa puissance, devra les évacuer un après l’autre.  

Que la solidarité  de tous soit la garantie de la sécurité de chacun 

Très patriotiquement.       Cbt. MbouaMassok                                       

Leader Nationaliste Panafricain Engagé

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E mail : mboumass@hotmail.com     

Mboua Massok

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