11/05/2010 12:09:12
Affaire Edzoa, Atangana et Cie Les dépositions charge de Bokam et Amabassa Zang
Le Messager
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Jean Baptiste Bokam Nkoumba, alors ministre des Travaux publics
« S’agissant du comité de pilotage et de suivi des projets de construction des axes routiers Yaoundé-Kribi et Ayos-Bertoua, je tiens à préciser que j’avais saisi maintes fois la présidence de la République pour attirer son attention sur la difficulté à obtenir les financements extérieurs pour la réalisation de ces projets de construction des routes. Quelques temps après, Monsieur le secrétaire général de la présidence de la République de l’époque, le Pr. Joseph Owona, m’a fait venir à la présidence de la République pour me dire qu’il avait une bonne nouvelle à m’annoncer. Y étant, il m’a fait savoir que la présidence de la République allait mettre sur pied des mécanismes particuliers pour le financement desdits projets. Il ne m’a pas, sur le champ, précisé le mécanisme dont il s’agissait. Je dois préciser que ceci se passait presqu’à la fin du séjour du Pr. Joseph Owona au secrétariat général de la présidence de la république, puisque, quelque temps après, il en est parti. Entre temps, j’ai reçu un représentant de la société Jean Lefèbvre, monsieur Nana Eclador, qui est venu m’annoncer que leur société avait été contactée par la présidence de la République pour faire un montage financier devant aboutir à la réalisation des projets de construction de ces routes. Je dois dire que j’étais très content lorsque j’ai appris la mise sur pied de ces dispositions, puisque j’avais des pressions énormes des populations du Centre, Sud et Est qui voulaient voir se réaliser les promesses qui leur avaient été faites. Par la suite, j’ai reçu de la présidence de la République une correspondance qui me demandait de désigner un représentant de mon ministère qui ferait partie des personnels du comité en voie de création. En réponse à cette correspondance, j’ai désigné Pokossi Camille, conseiller technique n°2 dans mon département ministériel... C’est donc après la création dudit comité que j’ai reçu pour la première fois son président, en la personne de Atangana Abega Michel Thierry. Au cours de cette entrevue, nous avons discuté des bases de collaboration devant exister entre mon département ministériel, c’est-à-dire les travaux publics, et le comité nouvellement créé. Je l’ai donc ainsi assuré de mettre à sa disposition les documents nécessaires à son travail et tous autres éléments dont il aurait besoin dans le cadre de son travail et qui seraient de ma compétence… En appui technique dans le cadre de son projet, il a sollicité de mon département un personnel technique, dont le directeur des routes, à l’époque monsieur Kedi Jean Pierre, lequel a été effectivement mis à sa disposition. Par la suite, d’autres cadres ont été mis à sa disposition, à l’instar de monsieur Ayanama… C’est ainsi que nous avons commencé à travailler. Quelque temps après, monsieur Atangana Abega Michel Thierry, président du COPISUR, a mis à la disposition du ministère des Travaux publics, en appui logistique, une voiture de marque Pajero… ».

Ambassa Zang Dieudonné, vice président du COPISUR

« … Au niveau interne du comité de pilotage et de suivi des projets de construction des axes routiers Yaoundé-Kribi et Ayos-Bertoua, la note du 28.03.1995 signée de Atangana Abega Michel Thierry précise les responsabilités des uns et des autres. Le comité a recruté des expatriés, dont Lagarde Yves, Mengual Robert, Adam Bernard… Ces expatriés qui ont assumé des responsabilités importantes ne se trouvent plus au Cameroun. En ce qui concerne les nationaux membres du comité, des responsabilités importantes ont été assurées par les personnes ci-après : Mapouna, secrétaire particulier du ministre Edzoa Titus, Mlle Nsomo Ebede Cathérine, actuellement en France, Mme Atangana Thérèse, ex cadre à la BICIC, Eteme Ndzana, Kedi Jean Pierre, ex directeur des routes, Ottou Jean Marie, Onana Ndo Lin Dieudonné, secrétaire général du Copisur, Essimi Fabien… Nous croyons savoir qu’une partie des dépenses du comité a porté sur les frais du personnel, le règlement des marchés d’études, la réhabilitation du siège du comité, l’achat des véhicules et matériels de bureau… On ne peut pas savoir à l’heure actuelle quel est le sort réservé au patrimoine du COPISUR… Pour ce qui est de l’avance de 10 millions de Fcfa que j’ai eue au comité, il s’est agi d’une facilité remboursable, et le remboursement devait être assis sur le montant de la gratification allouée par le comité. Pour ce qui est des 5 millions de Fcfa, ils correspondent à une mission d’une vingtaine de jours que j’ai effectuée en France pour le compte du comité. Pour le virement de 1,5 million de Fcfa, il s’agit des honoraires mensuels du COPISUR après accord du Pr. Edzoa Titus. Pour le véhicule, le comité n’a pas mis à ma disposition un véhicule. Toutefois, concernant le logement, le comité m’a attribué un logement correspondant à 250 000 Fcfa de loyer par mois, et, par ailleurs, des frais de carburant pour 150 000 Fcfa par mois… »

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