17/05/2010 12:24:01
Appel: M. L. Eteki-Otabela, pour un cinquantenaire de résistance
Le Messager
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Sous l’impulsion de Marie Louise Eteki-Otabela, présidente de la Coordination des forces alternatives (CFA), la 2eme session de l’«Assemblée des peuples camerounais, (APC, Ndlr)» se déroule ce jour, lundi 17 mai 2010 au mythique lieu baptisé Dernier comptoir colonial à Douala. Dans le souci d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur les enjeux de ce deuxième round de l’APC, la présidente de la CFA a donné une conférence de presse jeudi 13 mai 2010 à Douala. Selon Marie-Louise Eteki-Otabela, il s’agit d’ «une session du cinquantenaire. Nous fêtons 50 ans de résistance à un régime qui pille notre pays et massacre nos richesses. Nous commémorons nos morts alors que les autres célèbrent une indépendance dans la dépendance, pour reprendre le Prince Kum’a Ndumbe III».

Par ailleurs, précisera la conférencière, «nous allons poursuivre la réflexion sur l’abolition du décret n°57-501 du gouvernement français instituant l’Etat au Cameroun en 1957, examiner le code électoral en nous appuyant sur deux textes proposés par l’UPC et le SDF, lesquels consacrent l’élection présidentielle à deux tours au Cameroun et le code de la famille sera également au centre des échanges». Au sujet de l’abolition du décret sus évoqué, il s’agit en réalité d’un décret qui accorde une certaine autonomie politique au Cameroun et jamais une souveraineté. C’est dans cet esprit, que l’APC ambitionne de «renégocier notre souveraineté pour une véritable indépendance». Cela signifie, selon la conférencière, redistribution équitable de la richesse nationale, gratuité des services publics, sécurité sociale assurée, emplois garantis aux jeunes...

Un cadre institutionnel

Comme pour davantage appuyer sur la gâchette, M. Etéki officiant comme modérateur à cette conférence de presse dira qu’ «on ne peut pas fonctionner dans un Etat totalitaire comme si nous étions dans un Etat de droit. L’Etat a tout confisqué…». La souveraineté dont il est question selon la CFA et sa présidente, renvoie au pouvoir qu’a un peuple de revendiquer des droits, d’organiser la vie commune, c’est la capacité d’avoir une identité personnelle…Normal que la problématique soit en plein cœur des chevaux de bataille de la Coordination des forces alternatives qui milite pour une Assemblée des peuples camerounais. «Il ne s’agit pas d’un parti politique, ni d’une association. L’APC est un cadre institutionnel d’expression de la souveraineté des habitants de ce pays» précise M.L. Eteki-Otabela.

Les débats ont également porté sur l’épineuse question de la tribalité. Un concept que Marie Louise récuse vertement. «La tribalité est le fait d’avoir socialisé les Camerounais dans la théorie de la tribu. C’est une technique d’aliénation de notre humanité. Nous nous battons pour son abolition. Nous pensons qu’il faut se dépouiller du sentiment tribal en se considérant comme Camerounais tout court. Je me bats pour une identité humaine.» a-t-elle conclut, non sans au passage relever que la réorganisation de notre société à l’effet de la rendre moderne et plurielle passe par l’exhumation du code de la famille enterré dans les tiroirs.

Alain NJIPOU

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