24/06/2009 14:55:22
Gabon : Eyéghé Ndong évoque le report de la présidentielle
À son tour, le premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, a reconnu le 22 juin dernier que le délai constitutionnel de 45 jours pour l'organisation de l'élection présidentielle ne permettrait pas de garantir un scrutin fiable et crédible. Le chef du gouvernement a par ailleurs annoncé qu'il pourrait être candidat à la succession du président Bongo Ondimba.
Gaboneco
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Comme la plupart des leaders politiques du pays, le premier ministre reconduit le 19 juin dernier, Jean Eyéghé Ndong, a estimé le 22 juin dernier sur une chaîne de télévision nationale que l'élection présidentielle ne pourrait pas se tenir dans les délais prévus par la Constitution.

«Je vois mal comment en 45 jours nous pouvons régler le problème de l'élection présidentielle (...). J'espère que je ne m'avance pas trop mais c'est sûr que nous irons au-delà de 45 jours», a déclaré le chef du gouvernement.

Jean Eyéghé Ndong a réuni le 22 juin dernier à Libreville l'équipe gouvernementale reconduite pour un Conseil interministériel extraordinaire consacré notamment à l'élaboration du chronogramme de l'organisation de l'élection présidentielle.

«Nous avons commencé à étudier les différentes hypothèses mais nous n'avons pas terminé», rapportent des sources de la présidence.

Les dispositions constitutionnelles octroient au chef de l'Etat par intérim un délai de 45 jours à compter de son investiture pour organiser l'élection présidentielle, ce qui porterait le scrutin à l'échéance de la fin du mois de juillet.

La plupart des leaders politiques du pays se sont accordés à dire que ce délai était trop court pour organiser une élection fiable et crédible, surtout s'il faut procéder la reconstitution du fichier électoral, qui accuserait d'importantes failles.

«Nous allons avoir une concertation politique à la demande du chef de l'Etat, nous verrons s'il est nécessaire absolument de revoir cette liste électorale», a indiqué le premier ministre, précisant qu'«il ne suffit pas de décider de la revoir, il faut maintenant qu'on se mette d'accord sur les modalités de révision de cette liste électorale».

Lors de la dernière consultation électorale nationale, le scrutin avait dû être reporté suite aux saisines d'un des leaders de l'opposition, Pierre Mamboundou, pour l'introduction de la biométrie dans la confection du fichier électoral.

Le chef du gouvernement, par ailleurs vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG) dont le candidat est très attendu pour éclaircir l'échiquier politique de l'élection présidentielle, a enfin annoncé sa candidature en demi teinte, déclarant que «si certains compatriotes estiment que je peux être candidat, j'examinerai la question».

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