06/06/2010 14:01:17
Le pétrole tchadien "n'a pas apporté le développement" au Cameroun
Trois 0NG camerounaises qui mettent en cause l'oléoduc reliant les champs pétrolifères de Doba (sud-ouest du Tchad) jusqu'au port de Kribi (sud du Cameroun).
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Inauguration officielle, en 2004, à Kribi, du terminal de l’oléoduc Tchad-Cameroun,
long de 1070 km, permettant d’évacuer le pétrole tchadien à partir des côtes camerounaises.

YAOUNDE - Le pétrole tchadien "n'a pas apporté le développement" au Cameroun, estiment trois 0NG camerounaises qui mettent en cause l'oléoduc reliant les champs pétrolifères de Doba (sud-ouest du Tchad) jusqu'au port de Kribi (sud du Cameroun).

"Le projet n'a pas apporté le développement promis" et a, dans plusieurs cas, "appauvri davantage les communautés" riveraines, affirment le Centre pour l'environnement et le développement (CED), la Fondation camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur l'environnement (Focarfe) et le Réseau de lutte contre la faim (Relufa), dans un document diffusé lors d'une conférence de presse marquant le 10e anniversaire du projet.

L'oléoduc pétrolier Tchad-Cameroun, long de 1.070 km, a coûté 3,7 milliards de dollars US (3 milliards d'euros) d'investissements. A l'époque, il était présenté par la Banque mondiale comme un "projet modèle" devant remédier à la pauvreté au Cameroun et au Tchad, un des pays les plus pauvres du monde.

Plusieurs maladies touchant les populations locales sont apparues sur "le corridor du pipeline" et "des centaines de cas de compensations demeurent non réglés (dans les deux pays), 10 ans après", déplorent les trois ONG. L'oléoduc est en service depuis 2003.

Selon les ONG, "l'eau, l'électricité et l'éducation constituent les principales demandes formulées par les villages traversés par le pipeline" mais elles constituent aussi "les projets les moins réalisés".

Fin 2009, le Cameroun avait déjà empoché "100 milliards de FCFA (152,449 millions d'euros) de droits de transit, taxes et dividendes du projet", selon les trois ONG. "L'argent ne va pas là où il devrait être", estime Valery Nodem, responsable du Relufa.

Fin avril, les ONG avaient également dénoncé le manque de préparation des autorités en cas de déversement d'hydrocarbures. Le 22 avril, une fuite de pétrole avait eu lieu en mer au large de Kribi. C'était le deuxième accident de ce type depuis 2003.

 

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