07/06/2010 20:14:40
«Je ne mettrais pas du pognon sur une équipe africaine»
LeParisien.fr
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http://www.leparisien.fr/images/2010/06/07/953773_11210497-o.gifConcentré sur son concert au Stade de le 25 septembre, n’a pas prévu de se rendre au Mondial. Le Franco-Camerounais va le suivre à la télé.

Que représente pour vous cette première Coupe du monde sur le sol africain ?
Yannick Noah.
J’ai des souvenirs de l’équipe du Zaïre, la première à avoir participé à un Mondial (NDLR : en 1974), qui se prenait des 7-0, des 9-0.

Après, il y a eu d’autres équipes qui ont commencé à mieux jouer. Il y a eu le Cameroun... On va découvrir l’Afrique du Sud. Symboliquement, c’est important. C’est un pays qui vient de loin : l’apartheid, Mandela… J’espère que cela va bien se passer au niveau de l’organisation.

A quoi s’attendre au niveau festif ?
J’ai entendu qu’il y avait des places pas trop chères pour les Sud-Africains. S’ils remplissent les stades avec des locaux, ce sera très bien. Il y a aussi des mecs qui vont aller faire les cons dans les réserves, ils vont se faire bouffer par les lions (rires). D’habitude, ils voient les animaux dans les zoos. Là, ils seront en vrai.

Une équipe africaine peut-elle s’imposer ?
Je ne mettrais pas du pognon sur une équipe africaine, ou alors pour gagner gros. Je vois plus l’Angleterre ou le Brésil, des équipes comme ça.

Vous ne misez même pas sur le Cameroun ?
Allez oui, parce qu’il faut toujours mettre de l’argent sur son équipe. Je vais donc mettre une petite pièce sur les Bleus et une autre sur le Cameroun. Ça va faire plaisir à papa et à maman. Il y a quelques années, j’étais allé voir - Cameroun (NDLR : 1-1, le 4 octobre 2000 au Stade de France). C’est Douillet qui avait donné le coup d’envoi. Les boules ! J’étais avec ma mère. Je m’étais levé sur l’égalisation du Cameroun. Ma mère m’a lancé : Je savais que tu étais pour le Cameroun. Je lui avais répondu : « Non, non, je veux un match nul. »

Avez-vous une relation particulière avec Samuel Eto’o, la star camerounaise ?
Je l’aime beaucoup. Au Cameroun, c’est un dieu vivant. J’aime son côté franc. J’ai forcément de l’affection pour cette équipe. Ils font un truc bien : avant un match, comme il y a des musulmans et des catholiques, ils font les deux prières ensemble dans le vestiaire. C’est magnifique.

Y a-t-il toujours des problèmes d’argent et de corruption dans les sélections africaines ?
Ça reste vrai. J’ai été préparateur psychologique des Lions en 2005. C’est mon cousin qui était ministre des Sports. Il décidait du staff. Je voulais bien venir sur certains matchs et je lui avais dit je viens bénévolement, je paye mon avion, mon hôtel. On manque la qualif pour le Mondial 2006 sur un penalty raté. Là-dessus, il y a la CAN. J’étais en concert.
Il y a un truc qui sort comme quoi pendant la CAN, j’avais pour 125 000 € de frais. Je n’y étais pas. En fait, mon cousin avait pris de l’oseille sur mon dos. Il n’est plus ministre…

Vidéo. Yannick Noah :  «Je ne mettrais pas du pognon sur une équipe africaine»


HERVÉ DACQUET

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