09/06/2010 11:55:51
Assemblée nationale :Cavaye parle des indépendances
La Nouvelle Expression
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La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte hier, à l’hémicycle de Ngoa Ekellé. Son président en a profité pour indiquer que la décolonisation politique ne suffit pas. Il faut décoloniser les mentalités.
Cavaye Yeguié Djibril n’a pas dérogé à la tradition. Il a prononcé le traditionnel discours d’ouverture en présence du Premier ministre Chef du Gouvernement et plusieurs ministres.

Après avoir relevé les activités des députés au cours de l’intersession, le Pan qui a prononcé son discours en français et en anglais. Puis il est revenu abondamment sur la célébration des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification. « C’est le lieu pour moi...de rendre hommage au peuple camerounais qui a su se mobiliser autour du Chef de l’Etat, pour donner à cette célébration, un cachet particulier », a-t-il souligné.  Le président de la Chambre est allé au-delà de l’aspect festif pour indiquer que cette célébration a permis de dégager la signification et la portée de la souveraineté; de magnifier les acquis des cinquante années de souveraineté, et de nous projeter dans l’avenir pour relever de nouveau défis.

Il est revenu sur le rôle que le parlement dans le processus d’acquisition de notre souveraineté et de la modernisation de notre pays.  D’où le bref retour sur la première Assemblée nationale de cent membres élus en avril 1960, jusqu’à l’Assemblée actuelle rendu à sa  8e législature avec un effectif de 180 députés.  Entre temps, il y eu les Assemblées législatives du Cameroun oriental et occidental dès 1961 et ensuite, les Assemblées nationales fédérales jusqu’en 1973.

Le président de l’Assemblée nationale a vanté les mérites de la Chambre des députés. « C’est ici que s’est écrite l’histoire du Cameroun moderne. » Au nombre des instruments législatifs et significatifs votés par la Chambre, Cavaye Yeguié Djibril a cité : la Constitution du 18 janvier 1996 et ses modificatifs subséquents, les lois de 1990 sur les libertés, le Code électoral, le Code de procédure pénal, les lois sur la décentralisation, la loi portant création, organisation et fonctionnement d’Elections Cameroon.

Malgré ces avancées, a fait remarquer le Pan, « nous restons loin de la perfection. » Il a indiqué que le changement d’époque dont parlait le chef de l’Etat le 17 mai dernier, en rapport avec l’indépendance du Cameroun consiste, comme l’a indiqué le président de la République, à donner à notre indépendance, le contenu économique et social qu’elle mérite. Cavaye Yeguié Djibril affirme que le changement d’époque souhaité nécessite un changement de nos mentalités. « Pouvons-nous changer d’époque, si nous restons campés dans nos vieilles habitudes? », s’est-il interrogé. Dans un contexte caractérisé par la corruption, les détournements, le grand banditisme, l’incivisme des uns et l’intoxication des autres, le changement semble difficile. « Nous croyons que changer d’époque nécessite qu’après la décolonisation politique, que nous passions à la décolonisation de nos mentalités. C’est alors que notre indépendance sera totale. »

Christophe Mvondo

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