26/06/2009 00:44:28
La responsabilité de l'Occident dans la corruption en Afrique
Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), une ONG française, a dénoncé mercredi dans un nouveau rapport la "responsabilité" des pays occidentaux dans le détournement de 105 à 180 milliards de dollars par une trentaine de dirigeants de pays pauvres.
belga/th
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"Bien mal acquis, à qui profite le crime ? "
"Il ne suffit pas de montrer du doigt les agissements de quelques responsables du Sud", a estimé le président du CCFD-Terre solidaire, Guy Aurenche, en introduction à ce rapport, intitulé "Bien mal acquis, à qui profite le crime ? ". "La responsabilité de la France et des pays occidentaux est clairement engagée", a-t-il poursuivi.

"Des pays et entreprises du Nord (sont) complices du pillage des pays du sud", souligne l'ONG, qui s'étonne notamment "des égards réservés par la France aux clans Bongo et Sassou Nguesso, malgré la corruption et la répression notoires exercées au Gabon et au Congo".

La Suisse leader mondial de la restitution des biens détournés


"Certains voudront en rester à la condamnation des dirigeants kleptocrates. Ils passeront à côté du sujet. Car ce qui choque (...) c'est qu'en dépit des promesses répétées de guerre à la corruption", seuls 1% à 4% des avoirs détournés ont été restitués par les pays occidentaux aux populations volées soit 4,4 milliards de dollars restitués et 2,7 milliards gelés, écrit le CCFD.

Au niveau de la restitution, c'est la Suisse qui "fait figure de leader mondial", la moitié des procédures ayant abouti à l'échelle internationale étant à mettre au crédit de ce pays, précise l'ONG.

La perfide Albion ne se soucie pas de la propreté de l'argent
En revanche, "le Royaume-Uni, trop soucieux de demeurer la première place financière internationale, ferme volontiers les yeux sur les avoirs d'origine douteuse qu'il héberge" et la France est "active diplomatiquement mais semble gênée aux entournures dès qu'il faut passer à l'acte".

Ce rapport fait suite à une première étude publiée en mars 2007 qui a notamment servi de base aux plaintes jugées recevables à Paris et en Espagne, en mai 2009, contre des chefs d'Etat alors en exercice: Teodoro Obiang Nguema en Guinée équatoriale, Omar Bongo au Gabon et Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville.

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