29/06/2010 14:55:48
Mondial: Des excuses... et une ouverture
Joseph Blatter vient d'ouvrir une porte que plusieurs croyaient verrouillée à tout jamais...Le président de la FIFA a réuni les journalistes mardi, à Johannesburg, pour affronter la vague d'indignation qui a frappé la planète football
Radio-Canada
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Le président de la FIFA a réuni les journalistes mardi, à Johannesburg, pour affronter la vague d'indignation qui a frappé la planète soccer après les erreurs d'arbitrage qui ont sali deux huitièmes de finale, dimanche.

Il a d'abord présenté ses excuses à l'Angleterre et au Mexique, les deux équipes victimes de ces incidents et éliminées. Puis, à la stupéfaction générale, il a assuré que l'arbitrage vidéo serait au programme d'une réunion de la FIFA à Cardiff en juillet.

« J'ai exprimé mes excuses aux deux délégations directement concernées. [...] Il est évident qu'après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l'aide par la technologie. Mais le seul principe sur lequel nous allons rouvrir la discussion, c'est la technologie sur la ligne de but. »

Concrètement, Blatter s'est demandé s'il fallait donner la possibilité à une équipe, comme l'Angleterre dimanche, de réclamer un ralenti sur une situation de but « une ou deux fois comme au tennis ». En revanche, dans une situation de but hors-jeu, ce que le Mexique a vécu, « vous n'avez pas besoin de technologie », a-t-il clamé.

Tout de même, Blatter a annoncé le dévoilement en octobre ou en novembre d'un nouveau plan pour l'arbitrage de haut niveau. Avec le but noble et avoué « d'améliorer l'arbitrage des matchs ».

Dimanche, un but injustement refusé à l'Anglais Frank Lampard contre l'Allemagne et un but hors-jeu accordé à l'Argentine face au Mexique ont relancé le débat récurrent sur l'arbitrage vidéo. Pour l'instant, la FIFA et l'International Board, garant des lois du jeu, s'y sont toujours opposés.

La France

Dans son point de presse, Blatter a aussi servi une sérieuse mise en garde à la France, où les turbulences autour des Bleus ont atteint des proportions étatiques.

La ministre des Sports Roselyne Bachelot avait ainsi indiqué que la « démission » du président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, était « inéluctable ». Devant le fiasco, M. Escalettes a annoncé lundi son retrait de la vie footballistique.

« En cas d'ingérence politique, la FIFA interviendra, quelle que soit la taille du pays. Dans les statuts de la FIFA, il est clairement stipulé que les ingérences politiques ne sont pas tolérées. En France, c'est devenu une affaire d'État, mais le foot doit rester entre les mains de la FFF. S'il s'avère qu'il y a vraiment une intervention, nous aiderons la fédération. Si le problème ne peut être résolu par la discussion, la seule solution sera de suspendre la fédération. »

Toujours au sujet de la France, Blatter s'est fait analyste le temps d'un point de presse pour s'interroger l'âge des joueurs de France et d'Italie, deux nations éliminées sans gloire en phase de groupe.

« La France n'avait aucun joueur de moins de 23 ans dans le groupe des 23, et l'Italie un seul, mais il n'a pas joué. À l'inverse, 11 des 23 joueurs du Ghana sont âgés de moins de 23 ans, tout comme 9 éléments du groupe de l'Allemagne. »

L'exemple n'est pas innocent : l'Allemagne et le Ghana sont qualifiés pour les quarts de finale du Mondial.

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