07/07/2010 18:30:09
Des chefs traditionnels cités parmi les coupeurs de route au Cameroun
APA-Douala (Cameroun) Des chefs traditionnels et des responsables religieux seraient impliqués dans le grand banditisme au Cameroun, certains d’entre d’eux ayant été cités comme appartenant à des bandes armées dénommées « coupeurs de route » qui sévissent notamment dans la partie septentrionale du pays frontalière du Nigeria et du Tchad.
APA
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Le démantèlement d’un gang dans la localité de Gobo (Extrême-nord) par les éléments du premier Bataillon d’intervention rapide (BIR), a permis aux forces de sécurité d’accéder à certaines informations qui pourraient se révéler capitales pour la lutte contre ce fléau.

Arrêtés en début de semaine en possession des armes de guerre dont des « Pm Mat 49 » et de nombreuses munitions, le chef de gang Hussein Ahmid et ses quatre coquins sont passés aux aveux complets, d’après la compagnie de gendarmerie de Kousseri.

« Nous exerçons cette activité avec l’appui de sa majesté Goulama, chef du village de Gobo et de Nganchi Bahatoussou, qui est catéchiste ici », a déclaré le malfrat.

Dans sa déposition, il a affirmé que « c’est le chef du village qui nous a produit les armes », avant d’indiquer que le produit des attaques est partagé entre tous les membres du gang.

Pendant que le catéchiste nie les accusations portées contre lui, le chef du village aurait pris fuite en se réfugiant au Tchad voisin pour éviter d’affronter la justice.

En dehors de l’argent et des objets de valeur de toute nature prisés par les bandits, le vol du bétail fait partie de leur priorité, le butin qui est écoulé dans les marchés locaux ainsi que dans les localités environnantes du Nigeria et du Tchad.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE