07/07/2010 18:42:26
Blair consultant auprès de Kadhafi
Radio-Canada.ca avec Jeune Afrique
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L'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, a opéré un changement de carrière inédit.

Dans une entrevue au Daily Mail, Seif el-Islam Kadhafi, le fils du « Guide » libyen, a révélé que M. Blair travaillait avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sur des « projets en Afrique » et agirait également en tant que consultant pour l'Autorité d'investissement libyenne (LIA). Un organisme public qui gère quelque 90 millions de dollars.

Seif el-Islam Kadhafi juge qu'il est normal que M. Blair cherche à « amasser de l'argent ».

Un porte-parole de M. Blair a démenti les propos du fils du dirigeant libyen, affirmant que l'ancien premier ministre britannique « ne joue aucun rôle, formel ou informel, auprès de la LIA, et n'a aucune relation commerciale avec des compagnies libyennes, ni aucun projet en Afrique ». Mais Seif el-Islam a maintenu ses déclarations.

Selon Seif el-Islam Kadhafi, M. Blair s'est rendu à plusieurs reprises, après son départ du 10, Downing Street, en Libye pour des entretiens avec M. Kadhafi.

M. Blair est désormais « un ami de la famille », a déclaré Seif el-Islam Kadhafi.

Selon le magazine Jeune Afrique, M. Blair a signé, en 2008, un contrat avec la banque américaine JP Morgan, qui l'a chargé, contre une rémunération de 3,17 millions de dollars par an, de développer en sa faveur les « opportunités bancaires » en Libye.

Les relations entre la Libye et la Grande-Bretagne étaient très tendues durant de longues années, notamment en raison de l'attentat de Lockerbie dans lequel un agent libyen a été condamné, puis relâché pour des raisons « humanitaires ».

Cependant en 2004, le premier ministre britannique s'est rendu en Libye pour rencontrer Mouammar Kadhafi et sceller la réconciliation entre les deux pays. Dans la foulée de cette visite, plusieurs contrats ont été signés, notamment avec les compagnies pétrolières, dont BP.

Rappelons qu'après la fin de son mandat, M. Blair a été nommé représentant du Quartet (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) pour le Proche-Orient.

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