12/07/2010 06:08:55
Ouganda: attentats lors de la retransmission de la finale du Mondial
Au moins 64 personnes, dont un Américain, ont été tuées dimanche par l'explosion de bombes dans deux restaurants à Kampala, capitale de l'Ouganda, où de nombreuses personnes assistaient à la retransmission de la finale du Mondial-2010 de football, a annoncé la police, évoquant la piste terroriste islamiste.
LCI
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Le président américain Barack Obama a immédiatement condamné ce qu'il a qualifié d'"attaques lâches et déplorable" et a indiqué que les Etats-Unis sont "prêts à fournir toute aide demandée" par le gouvernement ougandais, selon le porte-parole du Conseil de sécurité nationale Mike Hammer. "Pour l'instant, nous pouvons confirmer qu'un Américain a été tué", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'ambassade américaine à Kampala, ajoutant qu'elle n'avait "pas d'autre information" sur d'éventuelles autres victimes américaines. Un correspondant de l'AFP a pu voir de son côté trois ressortissants américains blessés à l'hôpital principal de Kampala, Mulago, où des dizaines de victimes ont été amenées pour recevoir des soins.
 
Une première explosion s'est produite dans un restaurant éthiopien de Kabalagala, une banlieue fortement peuplée du sud de Kampala, riche en bars très fréquentés par des fans de football, et une autre dans un club sportif du district de Cyandondo, dans l'est de la ville, a indiqué à la presse le chef de la police Kale Kayihura. "Ces bombes visaient à coup sûr des foules assistant à la Coupe du monde", a-t-il ajouté, appelant les habitants de la capitale ougandaise à éviter de se rassembler en nombre. "On voulait juste regarder le match, malheureusement nous somme allés au village éthiopien", a déclaré à l'hôpital un jeune homme de 18 ans grièvement blessé aux jambes et touché à l'oeil.
 
La piste d'Al-Qaïda évoquée

Le chef de la police a lié les explosions aux récentes menaces proférées par les milices islamistes somaliennes Shebab, proches d'Al-Qaïda, contre les pays ayant envoyé des soldats au sein des troupes de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom), l'Ouganda et le Burundi. "Vous savez, il y a eu des déclarations de la part des Shebab et d'Al-Qaïda. Le terrorisme est une menace de nos jours. Vous connaissez la région où nous sommes et notre engagement en Somalie", a déclaré M. Kayihura.

Le 5 juillet, le chef des shebab, Ahmed Abdi Godane, avait appelé les Somaliens à s'unir pour chasser de Somalie l'Amisom, accusant ses troupes, composées à parts égales de soldats burundais et ougandais, d'être responsables de la mort de nombreux civils à Mogadiscio. Le même jour, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), qui regroupe six pays d'Afrique de l'Est, avait décidé, lors d'un sommet extraordinaire à Addis Abeba, de déployer rapidement 2.000 hommes supplémentaires au sein de l'Amisom, pour porter la force à 8.100 soldats, soit les effectifs initialement prévus lors de sa création.

Les milices islamistes, qui ont promis de renverser le gouvernement de transition somalien créé en janvier 2009, sont responsables de nombreuses attaques contre l'Amisom.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE