22/07/2010 04:39:59
Jean Paul Akono candidat la succession de Paul Le guen
Jean Paul Akono, ancien champion olympique avec l’équipe nationale espoir du Cameroun à Sydney en 2000, a avoué mercredi à Xinhua avoir déposé un dossier de candidature à la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) pour prendre la tête des Lions Indomptables, sans entraîneur depuis la dernière Coupe du monde.
Xinhua
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« J’ai déposé mon dossier de candidature, car, mon cursus en tant que sportif et entraîneur de haut niveau m’autorise à le faire », a-t-il déclaré, ajoutant avoir les mêmes chances que tous ceux qui désirent prendre la tête de sélection.

Interrogé sur les premières mesures à prendre au cas où il était choisi, l’ancien sélectionneur intérimaire des Lions Indomptables (2000-2001), nom de baptême de l’équipe nationale de football du Cameroun, évoque sans détour la discipline. « Remettre de l’ordre au sein de cette sélection serait ma première mission, car, ce travail incombe au sélectionneur. Les joueurs ont des droits mais aussi des devoirs. J’y veillerai pour que chacun se mette à sa place », affirme-t-il.

Pour Jean Paul Akono, il n y aura pas de chasse aux sorcières en même temps que les fauteurs de troubles n’auront pas leur place au sein de la sélection. « C’est pour cela que j’exige un code de conduite afin que chacun soit devant ses responsabilités, entraîneurs comme joueurs ». Seront choisis, poursuit M. Akono, seuls ceux qui se seraient conformés au nouveau code de conduite sans oublier les critères de performance.

Devant le parlement camerounais le 2 juillet dernier, le ministre des Sports et de l’Education physique Michel Zoah avait relevé l’existence de l’indiscipline au sein de la sélection camerounaise en Afrique du Sud. Pour Jean Paul Akono, l’exclusion des joueurs désignés fauteurs de trouble n’allait pas attendre la fin de la Coupe du monde. « Je les aurais exclus tout de suite, si ça avait été moi l’entraineur, car, rien ne peut marcher dans le désordre », dit-il.

Il demanderait à la FECAFOOT, s’il est retenu, de lui permettre de choisir les hommes avec qui il souhaite travailler. « On ne peut bien travailler qu’avec des hommes qu’on connaît », affirme l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de football du Tchad (2002-2003).

Mais, M. Akono ne refuserait pas le poste d’entraîneur adjoint. « Si les autorités trouvent que je peux valablement seconder le nouveau sélectionneur, je le ferais », déclare l’actuel entraîneur de l’équipe de football des Forces armées et police du Cameroun ( depuis 2006).

Après la démission du Français Paul Le Guen, peu après l’élimination au premier tour sans le moindre point des Lions Indomptables à la Coupe du monde sud-africaine, la sélection fanion de football du Cameroun est sans entraîneur.

Plusieurs noms de techniciens expatriés sont cités depuis le départ du Français parmi lesquels Vahid Hallilhodzic, ex- entraîneur des Eléphants de Côte d’Ivoire et de Lille en France, les Allemands Lothar Mathaüs, Andreas Brehme et Klos Topmöller, les Français Laurent Fournier et Jean Santini, le Belge Jean Thissen, ancien coach des Eperviers du Togo.

Dans la liste des postulants locaux, plusieurs noms sont régulièrement cités. Il s’agit de Patrick Mboma Adem, ancien international camerounais, François Omam Biyik, ancien goléador des Lions Indomptables et actuel formateur des jeunes footballeurs de Châteauroux en France, et Martin Ndtoungou Mpilé, actuel sélectionneur de l’équipe national Junior.

A la FECAFOOT, on annonce la nomination d’un nouveau staff technique avant le 11 aout, date à laquelle le Cameroun va disputer un match amical contre la sélection polonaise, selon le responsable de la communication, Junior Binyam.

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