28/07/2010 12:52:20
Pont sur le Wouri: Les travaux vont durer 3 jours
Les travaux de nettoyage de la tuyauterie ont démarré hier matin, en présence des autorités en charge de l’eau et des travaux publics.
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Au lendemain de la menace d’effondrement qui secoué le pont sur le Wouri, au niveau de la digue en venant du côté du Rond pont Deido, les autorités n’ont pas attendu longtemps pour prendre des mesures qui s’imposent. Les engins des Travaux publics déployés par les autorités pour la circonstance, sont entrés en action pour le terrassement du lieu sinistré, dès les premières heures de la journée du mardi. Pendant ce temps,  les fouilles menées par les agents de la Camwater, prospèrent en dessous du pont, au niveau des tuyaux pour essayer de retrouver le conduit d’eau qui a été endommagé. Tout cela sur la vigilance du directeur général de la camerounaise de la distribution des eaux, Basile Atangana Kouna, et de Patience Lobé, délégué régional des Travaux publics pour le Littoral.

Selon certains experts, les travaux engagés peuvent durer trois jours pour remettre à niveau, le conduit d’eau fissuré et renforcer sa capacité. Par contre, d’autres évoquent une semaine pour boucler les travaux. Le gouverneur Francis Faï Yengo a rassuré la presse que toutes mesures sont mises à œuvres pour les travaux respectent le délai de trois jours évoqués par les experts.

Pendant que les usagers trouvent des voies de fortune pour traverser le pont, les forces de l’ordre veillent au grain pour empêcher tout débordement. Les véhicules éprouvent toujours des difficultés à traverser en raison d’une seule voie qui est ouverte. En outre, les agents de la croix rouge camerounaise sont déployés pour pallier à toute éventualité. Ceux qui sollicitent la traversée à bord d’une moto taxi, doivent débourser entre 300 à 400 F Cfa. Pour ceux qui sont plus loin, ils doivent remettre aux conducteurs entre sept 700 et 800 F Cfa. Ce qui constitue un manque à gagner pour les usagers.

Pour revenir sur les précisions de la menace d’effondrement qui pèse sur le pont du Wouri, il faut dire que dans l’après-midi de lundi, on retiendra d’après les témoignages, que les buses chargées de conduire les eaux de la digue du port et qui passent sous le pont ont lâché. Ce délabrement a eu pour conséquence, la montée des eaux à la surface du pont, provoquant des embouteillages interminables et une grande frayeur parmi les usagers. Cette situation a provoqué non seulement les commentaires qui fusaient de partout. On pouvait entendre ça et là des grognes, des plaintes. « Le gouvernement attend  le pire pour construire le 2è pont. Le pont sur le Wouri a connu déjà deux situations similaires. Et ça ne dit rien à personne ». « C’est honteux l’Afrique en miniature de continuer à circuler sur un pont vieux de cinquante cinq ans » ; « On espère que la répétition de l’incident va bousculer les pouvoirs publics, à prendre les taureaux par les cornes », pouvait-on entendre.

Au regard de tout ce qui précède, force est de reconnaître qu’il ne s’agit de réparer l’incident de lundi, mais aujourd’hui, il n’y a pas mille solutions, il faut tout recommencer pour rendre crédible le pont du Wouri, en dehors du second pont annoncé. Environ 38 000 véhicules traversaient le pont du Wouri chaque jour en 2003.  C’est donc un point de passage très fréquenté. Assurer la circulation sur cet ouvrage pendant la durée des travaux de réhabilitation représente donc un vrai défi. On se rappelle qu’en 2003 au mois d’avril, les membres du comité interministériel de coordination et de suivi pour les travaux de réhabilitation du pont sur le Wouri, avaient fait des propositions fortes.

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