29/07/2010 12:49:20
Douala: Un soldat du Bir abattu par la police
Le suspect a ouvert le feu sur des anti-gangs qui l’ont pris en chasse après un braquage au quartier Song Mahop
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Le corps d’un élément du Bataillon d’intervention rapide (Bir) a été déposé à la morgue de l’hôpital Laquintinie hier mercredi, en fin de soirée.

C’est autour de midi que le soldat, en civil, a été abattu au niveau de la brigade de gendarmerie de l’aéroport international de Douala. Filé depuis quelques instants par quatre policiers du Groupement mobile d’intervention numéro 2, le jeune homme, la vingtaine à peine dépassée, est allé au niveau de l’aéroport récupérer la rançon qu’il avait exigé mardi soir à 23h30 d’un barman du quartier Song Mahop, après un braquage à main armé. Après avoir empoché l’enveloppe, le suspect a embarqué à bord d’une moto et s’apprêtait à fondre dans la nature. Lorsque les policiers sont sortis de leur cachette, le braqueur a ouvert le feu. Les tirs de la police l’ont mis sur le carreau. Quelques journalistes accourus sur la scène, ont vu le soldat poussé un dernier soupir, avant de rendre l’âme.

Difficile maintenant d’identifier le corps ; l’élément abattu n’ayant sur lui aucune pièce d’identité. Tout juste un pistolet automatique de marque Scorpion, ainsi qu’un brassard et une montre portant tous deux des insignes du Bir. Les responsables militaires se sont mobilisés à l’annonce de l’incident. Le commandant de la 2ème région militaire interarmées, le général de brigade Saly Mohamadou, le colonel Sirvan, instructeur israélien du Bir et d’autres officiers supérieurs du secteur militaire se sont rendus dans les locaux du Gmi 2 à Bonanjo. A en croire une source du Jour, les responsables militaires en question ont indiqué qu’ils étaient uniquement venus aux nouvelles, et qu’il leur était impossible d’affirmer que le jeune homme abattu était un élément du Bir. Mais quelques soldats du Bir qui ont fait le déplacement de Bonanjo ont affirmé que l’élément abattu était effectivement leur « camarade ». Quid de son identité alors ? Silence des militaires.

Le Jour a appris que la police et l’armée se sont concertées jusque tard hier, pour gérer au mieux l’incident. Le conducteur de la moto réquisitionnée par le suspect abattu a été entendu pendant plusieurs heures au Gmi 2. Des pointages étaient en cours au sein des effectifs du Bir. Mais déjà, un responsable de ce corps d’élite a annoncé que tous les éléments ripoux allaient être mis à la porte, au Bir. Cet incident intervient à la suite de plusieurs exactions commises sur des civils à Bamenda, Kumba et Douala par des soldats incontrôlés du Bir.

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