02/08/2010 15:43:31
Tchiroma: "Est ce qu'il existe un seul homme politique en prison?"
Le ministre de la communication a donné une conférence de presse vendredi 30 juillet à Yaoundé. "Si le président Biya était dictateur vous ne serez pas en train de m’interroger..."
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"Si le président Biya était dictateur vous ne serez pas en train de m’interroger, je ne serai pas là. Est-ce qu’il existe un seul homme politique en prison ? Un seul journaliste en prison ?Nous sommes une très grande nation ".

C’est en ces termes que Issa Tchiroma réagit suite à l’interpellation d’un journal sur le dernier classement de Foreign policy, qui fait de Paul Biya le 23ème dictateur de la planète. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a donné dans son département ministériel. D’autres sujets ont été abordé par le ministre de la Communication : les cambriolages à répétition des édifices publiques, l’opération Epervier, la participation de Paul Biya au 14 juillet, l’affaire Bibi Ngota, les relations entre la presse et le gouvernement, l’affaire Thierry Atangana et Pius Njawé.

Parlant des cambriolages à répétition des bâtiments publics et la rumeur de coup d’Etat, la ministre a indiqué que se sont le fait « des gens qui sont fascinés par le pouvoir, qui sont des marionnettes et acceptent de jouer au service des pouvoirs occultes ». Sur l’opération Epervier, Il dit que « Les enquêtes sont en cours et l’exécutif ne saurait s’immiscer des affaires du pouvoir judiciaire ». Lorsqu’il est relancé sur la lenteur des procédures judiciaires et des gardes à vue, il attribue cela à deux facteurs. Tout d’abord  au manque d’infrastructures. Il ajoute par ailleurs qu’ « Au Cameroun, le détournement des deniers publics sont passibles d’une condamnation à vie. Le code de procédure pénale dit que lorsque la peine peut aboutir à une condamnation à vie ou à mort, on garde le prévenu parce que lui donner une liberté provisoire, quelque soit la caution, pourrait lui permettre d’échapper à la justice ».

L’un des points sur lequel le ministre s’est étendu, c’est le décès de Pius Njawé. Après avoir mentionné que « Pius Njawé ne constituait pas une menace pour le gouvernement », Issa Tchiroma s’est expliqué sur le différend qui opposait le directeur de Free média group au gouvernement du Cameroun, au sujet de l’ouverture de la radio Freedom Fm.  Le ministre de la Communication a affirmé :« Lorsque je l’ai reçu (Pius Njawé), je lui ait dit que moi je suis prêt à accéder à sa requête (ouverture de la radio  freedom fm), mais il y’a une condition : retirez donc votre plainte contre le gouvernement. Il a dit jamais. Pour qu’il retire sa plainte, il demande qu’en prime, parce qu’il a souffert, il faudrait qu’on lui donne la télévision. Je lui ait  dit: On est parti de la radio, vous ne pouvez pas demander la télévision. Il dit non. Il dit qu’il a été roulé plusieurs fois et il dit qu’il lui faut absolument cette garantie. Je lui ait dit non, vous n’aurez pas cette garantie »

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