10/08/2010 14:52:57
L'inacceptable provocation
La haine du pouvoir de Yaoundé vis-à-vis de Pius Njawe n’a-t-il donc pas de limites ? Depuis cette terrible nuit du 12 juillet 2010, ses collaborateurs ont voulu porter le deuil dans le silence de la méditation de nos cœurs. Mais la patience a des limites, surtout au moment où l’ultime provocation intervient à l’instant de la séparation définitive avec cet être exceptionnel que fut notre cher président Pius Nouméni Njawe.
Le Messager
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Au moment où l’attaque nauséabonde du 7 août répand dans certains médias locaux telle une bave déféquante des contre vérités sur ce qui s’est passé pendant les obsèques de notre regretté président, il y a lieu, par souci d’authenticité, de dire les choses comme elles se sont déroulées. Et après, de mettre en garde ceux qui jouent aux apprentis-sorciers pour attirer sur eux les yeux des tenants du pouvoir.

Ils sont trois à avoir réussi à nous irriter hier dimanche 8 août 2010, à travers leur passage respectif à l’émission « Canal Presse » sur la chaine de télévision Canal 2 international et l’émission « Dimanche Midi » sur les antennes du poste national. Le premier s’appelle Félix Zogo, enseignant à l’ESSTIC, et par ailleurs conseiller technique au ministère de la Communication. Le second, Jean François Mebenga, journaliste principal à la retraite, et dont la principale activité aujourd’hui consiste pour la plupart du temps à parcourir les émissions d’interactivité des certaines chaines de radios et télévisions locales pour raviver ses positions militantes en faveur du « Parti des flammes », et surtout pour attirer l’attention de Paul Biya en vue de quérir un strapontin dans « la mangeoire ». Enfin le troisième, et certainement le plus détestable de tous, a pour nom Issa Tchiroma Bakary, ancien opposant alimentaire, et depuis, Ministre de la Communication.

Manipulation

Hier donc, sur un plateau visiblement déséquilibré de l’émission « Canal Presse », les deux premiers individus, dont on connait depuis toujours les mauvaises intentions permanentes vis-à-vis du Messager et de son leader (souhaitons que ce soit une « activité » qui leur porte bonheur) n’ont pas, ne serait-ce que par pudeur, voulu saisir l’occasion pour une fois, de retenir le venin qu’ils ont pris l’habitude de cracher contre Pius Njawe et Le Messager. Jean François Mebenga, l’ancien animateur de l’émission aux élans fascistes « Bebele Ebuk » du temps où il était chef de la station CRTV-Centre à Yaoundé, a cyniquement rappelé que « Pius Njawe n’est pas mort dans une prison au Cameroun ». Ce qui est vrai. Mais ce qui est choquant c’est la tonalité qu’il a utilisé pour dire « où est alors le problème si Njawé est mort ? Pourquoi veut-on en faire une surenchère politique ?». S’il y a surenchère politique, c’est bien du côté du pouvoir, dont les zélateurs ont multiplié les actes honteux pour troubler et salir la mémoire de Pius Njawé.

Toutefois, l’offense la plus abjecte est venue de Félix Zogo. D’abord, le « grossier personnage » qui a passé son temps au plus fort de l’affaire Freedom Fm, à insulter et laminer misérablement Pius Njawé, a décidé subitement, depuis que les tenants du pouvoir au Cameroun et les puissants hommes du sérail ont décidé de s’immiscer dans l’organisation des obsèques du président de Free média group, de jouer les intellectuels compatissants, traitant Pius Njawe de « monument », alors que tout le monde l’a entendu le traiter il y a quelque temps « d’illettré patron de presse ».

Continuant dans son jeu d’intellectuel organique, il s’est attaqué directement à Célestin Monga, le traitant « d’activiste politique » lorsqu’il évoquait l’attitude du carriériste gouverneur de la région de l’Ouest qui a bondi de son siège pour interdire au haut cadre de la Banque mondiale et ami de toujours de Pius Njawé de dire l’oraison funèbre en la mémoire du disparu. Enfin s’agissant de Issa Tchiroma Bakary, invité de « Dimanche midi », il a félicité le gouverneur de l’Ouest (le contraire nous aurait surpris) qui selon lui, a géré avec « maestria » cette situation face à « des hommes politiques en mal de publicité ».

Que Jean François Mebenga, Félix Zogo, Issa Tchiroma et d’autres gens de leur espèce nous comprennent bien : ce qui s’est passé à Babouantou ce 7 aout 2010 à la fin des obsèques de Pius Njawé est absolument inacceptable. Répétons-le bien pour qu’ils le comprennent mieux : c’est inacceptable. car le samedi dernier, si nous écoutions nos passions, face à cette provocation et cet affront inacceptables, nous aurions pu légitimement chasser, même à coup de cailloux et de bâtons ce gouverneur de pacotille, que personne n’avait invité au deuil, et qui est venu troubler la mémoire de notre président. Mais par respect pour la famille, les élites de bonne volonté du Haut-Nkam, mais surtout les diverses personnalités qui avaient du respect et de l’amitié pour Pius Njawé, nous nous sommes abstenu ; préférant continuer notre deuil dans la méditation autour de sa dépouille.

Regrets

Que s’est-il passé à Babouantou ce 7 août 2010? Jean François Mebenga, Félix Zogo, Issa Tchiroma et ceux qui les ont envoyé s’agiter grossièrement dans les médias le week-end dernier, pour tant soit peu qu’ils furent honnêtes et lucides intellectuellement, auraient d’abord dû se poser cette question ; pour le simple fait qu’ils n’y étaient pas. Il se trouve que, depuis jeudi 5 août 2010, Le Messager a annoncé que l’oraison funèbre de Pius Njawé sera dite par son ami et compagnon Célestin Monga. Les obsèques du président de Free Média Group étaient organisées par un comité mis en place par la famille. Il s’agissait donc des obsèques privées. Avec l’accord dudit comité, la précision selon laquelle Célestin Monga clôture à travers l’oraison funèbre les interventions a été arrêté. D’où vient-il alors qu’une autorité (fut-elle gouverneur) qui s’est invité aux obsèques (en fait qui était en mission) se lève, et de manière autoritaire aille empêcher celui-là qui avait été désigné pour rendre l’ultime hommage à Pius Njawé de parler ? C’est inacceptable. Une telle attitude ne doit plus être tolérée.

NB:Sur la photo, le Dr Félix Zogo, enseignant à l’ESSTIC

JF Channon

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