13/08/2010 14:12:03
Cameroun: 47 personnes vont comparaître pour corruption
YAOUNDE — Quarante-sept Camerounais soupçonnés de détournement de fonds dans le cadre d'un projet agricole "comparaîtront dans les prochains jours devant la justice", a annoncé jeudi à Yaoundé un responsable d'un organe officiel de lutte contre la corruption.
AFP
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En 2008, "une mission de vérification des informations relatives au détournement des fonds destinés à l'exécution du +projet maïs+ a été conduite par la Conac (Commission nationale anti-corruption). Le rapport adressé au chef de l'Etat (Paul Biya) met en cause 47 suspects qui comparaîtront dans les prochains jours devant la justice", a déclaré

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le vice-président de la Conac, Dieudonné Massi Gams, lors d'une conférence de presse.

"Environ 700 millions de FCFA" (1 million d'euros), d'une subvention de 2 milliards (3 millions d'euros) débloquée par le gouvernement entre 2006 et 2008 pour aider des producteurs de maïs, ont été détournés, selon le rapport de la Conac dont l'AFP avait obtenu copie début août 2009.

Selon le document, les 47 suspects, dont le responsable du "projet maïs" et des agents du ministère de l'Agriculture, avaient créé des groupements fictifs de paysans pour justifier l'utilisation des sommes détournées.

Ces récentes déclarations interviennent après la publication le 26 juillet par la même Conac d'une étude révélant que les Camerounais estiment que la corruption se généralise et s'accroît dans leur pays.

Le ministère des Finances est, selon eux, l'administration publique la plus corrompue, suivie de la justice, la sûreté nationale, la gendarmerie et le ministère des Travaux publics, rapporte l'étude.

D'après elle, les "reformes institutionnelles et organisationnelles" n'ont pas produit les résultats escomptés.

Le 16 juin, le gouvernement a lancé le processus d'élaboration d'une Stratégie nationale de lutte contre la corruption, selon M. Massi.

Le pays ne dispose pas de loi traitant spécifiquement de corruption, de sources concordantes.

Pressé par les bailleurs de Fonds internationaux, le gouvernement a lancé en 2004 une opération "Epervier" de lutte contre la corruption dans le cadre de laquelle une centaine de personnes ont déjà été arrêtées.

 

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