17/08/2010 13:25:27
Le directeur de l'Enam répond Célestin Monga
A propos de la réaction de Celestin Monga à la polémique née lors des obsèques de Pius Njawe, le directeur de l'ENAM, Benoît Ndong Soumhet répond
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Monsieur,

Dans le journal LE MESSAGER, n° 3162 du vendredi, 13 août 2010, rubrique « L’invité » consacrée aux obsèques du regretté Pius NJAWE, vous vous répandez en déclarations où l’injure le dispute à l’arrogance et à la prétention. Je serais certainement resté indifférent à toute cette gesticulation, comme tout le corps social camerounais d’ailleurs qui vous observe, flegmatique comme il sait l’être à de pareilles circonstances, si vous n’aviez pas, dans vos débordements, tenu des propos discourtois et que rien ne justifie, à l’endroit de la prestigieuse institution que j’ai la charge de diriger, à savoir l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature.

En effet, un extrait de votre réponse à la 6ème question dit exactement ceci « ...Et puis j’ai eu pitié de ce petit soldat agité, sous produit de la « négraille » (comme dirait Aimé Césaire) que fabrique l’ENAM, et qui se comporte souvent comme des proconsuls en terre étrangère ». Je vous laisse la responsabilité de votre verbe violent et insultant à l’endroit de Monsieur le Gouverneur de la région de l’Ouest. Mais rien, à mes yeux, n’explique, quelque soit l’angle sous lequel on prend l’affaire, l’extension de vos insultes à l’ENAM. Rien ne vous autorise à parler de l’ENAM sur un ton aussi méprisant.

Voyez-vous, Monsieur Célestin MONGA, il nous arrive souvent, pauvres êtres humains que nous sommes, d’avoir de nous-mêmes une telle haute idée que pourtant, à l’observation, rien de concret ne valide. Par rapport à tout ce que le Cameroun compte de valeureuses élites, tant dans le monde qu’à l’intérieur, j’ai bien peur que vous ne soyiez victime de ce syndrome à votre tour. Votre tête semble avoir enflé au point où, bientôt, vous ne trouverez plus au marché, de chapeau à votre taille.

Je ne sache pas qu’à ce jour, le Cameroun vous doive quoique ce soit. Mais je suis convaincu que vous devez beaucoup, pour ce que vous êtes actuellement, à ce pays qui a accueilli vos premiers pas dans la vie et dont vous insultez aujourd’hui le passé et le présent à travers ses dirigeants que vous affublez de tous les noms d’oiseau.

Au-delà de tous vos excès verbaux, le journaliste Norbert N. OUENDJI vous interroge sur la pertinence des considérations protocolaires qui vous ont empêché de prendre la parole aux obsèques du regretté NJAWE. Vous évitez, non sans maladresse la question, préférant verser dans la philippique et la diatribe, couvrant d’injures le Cameroun et tout ce qu’il compte de responsables et décideurs institutionnels, démontrant ainsi aux yeux des Camerounais, non seulement vos limites à trouver une réponse directe, convaincante et fondée en valeur, mais aussi et surtout votre incapacité à dominer votre amertume d’avoir raté une bonne occasion… de faire le paon comme semble le prédisposer votre personnalité.

Avec un peu de recul, veuillez bien relire votre propos et mesurez à quel point vous débordez de rancœur. Vous éructez de haine, M. MONGA! L’intellectuel que vous avez la prétention d’être devrait savoir mesure garder dans l’expression de ses opinions, quelle que soit son émotion. Le plus humble fonctionnaire sorti de l’ENAM le sait (Eh oui!). Vous êtes censé savoir que tout ce qui est excessif est dérisoire.

Vous voulez prendre la parole après la lecture du message de condoléances du Chef de l’Etat ? Je suis pourtant certain que vous n’oseriez jamais tousser, quelle que soit l’intensité de l’envie, après que votre modeste Chef de village a simplement raclé la gorge. Voilà donc le Cameroun que votre groupe nous propose et dont vous êtes l’un des porteurs de valeurs. Et les Camerounais tiennent, dès à présent et à travers votre style de communication, un spécimen de ce à quoi ils doivent s’attendre demain : anarchie, injures, excès, morgue, incontinence, arrogance, vanité, hystérie...

Dans toutes ces dérives, vous n’avez rencontré que du silence de la part de vos victimes. En ce qui me concerne, je ne vous ferai pas la faveur du silence. Et je vous mets en garde qu’à la prochaine déclaration discourtoise vis-à-vis de l’auguste institution que je dirige, je vous assigne en justice pour « propos injurieux ». Les Camerounais sauront alors apprécier la dignité avec laquelle vous ferez face à votre responsabilité pénale.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma parfaite considération.

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