24/08/2010 14:30:13
La Beac rassure sur l'économie du Cameroun
Quotidien Mutations
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Le Comité monétaire et financier national s’est réuni le 5 juillet dernier pour évaluer l’activité économique au 1er semestre 2010.

«Le secteur secondaire a été dynamique sous l’impulsion des industries manufacturières et de la branche bâtiments et travaux publics en dépit de la persistance de l’insuffisance de l’énergie électrique. L’activité du secteur tertiaire a été assez intense, soutenue par les branches commerce, télécommunications et transports».

C’est l’une des conclusions heureuses de l’évaluation effectuée le 5 juillet dernier par les membres du Comité monétaire et financier national de Cameroun (Cmfnc), que préside le ministre camerounais des Finances, Essimi Menyé. Le communiqué rendu public à l’issue de ces travaux n’est pas élogieux pour ce qui est du secteur primaire où «les productions vivrières et maraîchères ont connu une évolution mitigée, et celles de la plupart des cultures de rente ont enregistré une baisse, ou alors ont très peu augmenté».

Cette nouvelle peu réjouissante tombe au moment où la campagne cacao-café est lancée avec, en prime, une baisse de la production de l’ordre de 5%, en plus du déficit de 14 000 tonnes entre les statistiques du Cameroun et celles de L’Icco, l’instance faîtière de la filière cacaoyère mondiale.
Sur le plan purement financier, les membres du Cmfnc établissent, de façon globale, une nette amélioration dans l’exécution du budget public, malgré les dernières réserves faites à l’issue du dernier conseil d’administration du Fmi au sujet du Cameroun.

«S’agissant des finances publiques, l’exécution du budget de l’Etat s’est traduite par une hausse des recettes et des dépenses, et une diminution des soldes budgétaire de base et global», écrivent-ils. Avant de poursuivre : «Les recettes ont augmenté de 11% à la fin de mars 2010, par rapport à mars 2009, s’établissent à 479,4 milliards Fcfa contre 432 milliards Fcfa en 2009. Les dépenses se sont accrues de 23,4%, passant de 355 milliards Fcfa en 2009 à 437,9 milliards Fcfa à fin mars 2010».

Autre motif de satisfaction pour l’économie nationale, c’est l’augmentation quoique faible des avoirs extérieurs du pays, qui passent de 1711,5 milliards Fcfa en 2009 à 1730 milliards Fcfa en janvier 2010. A l’origine de cette hausse, entre autres facteurs, l’augmentation de 5,7%de la position de Cameroun dans le compte d’opérations de la Banque centrale, la Beac ; laquelle position a atteint en janvier 2010 la somme de 1429,8 milliards Fcfa.

Cette masse monétaire lui garantit plusieurs mois d’importations. Selon le même rapport, le système bancaire dispose aujourd’hui de davantage de moyens pour financer l’économie nationale, avec un crédit intérieur évalué à 843,5 milliards Fcfa en janvier 2010 contre 651,9 milliards Fcfa en janvier 2009. Autant d’élément sui ont fait augmenter la masse monétaire globale du pays à un peu plus de 2270 milliards Fcfa eu début de cette année. Autant de chiffres qui feraient presqu’oublier toutes les informations relatives à un éventuel resserrement de la ceinture de l’Etat tels que l’ont pensé les responsables du Fmi dans un récent rapport sur le Cameroun.

Serge D. Bontsebe

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