25/08/2010 02:53:56
Enquête: Plus de 7 millions de pauvres au Cameroun
Sur une population totale estimée à 19,4 millions d’habitants, plus de 7 millions de pauvres sont déclarés au Cameroun, selon les statistiques officielles présentées mardi à Yaoundé en marge de l’examen d’un rapport gouvernemental sur l’évaluation des impacts des programmes et projets agro-pastoraux entre 2002 et 2008.
Xinhua
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Etablies lors de la troisième enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM 3) en 2007, ces données rapportent que 6,4 millions de ces pauvres vivent en milieu rural, soit 89,2%.

"Le milieu rural est fortement touché par la pauvreté monétaire. En 2007, un peu plus de la moitié de sa population (55%) vit en dessous du seuil de pauvreté monétaire", souligne cette étude.

738 francs CFA (environ 1,476 dollars US) par jour, le taux de pauvreté monétaire dans ce pays d’Afrique, entre 70 et 80% agricole, s’établit à 22.454 francs (44,98 dollars) par mois et 269.443 francs (538,886 dollars) par an.

"L’incidence de la pauvreté est passée de 52,1% en 2001 à 55% en 2007", révèle ECAM 3 réalisée par l’Institut national de la statistique (INS).

La même enquête indique qu’à lui seul le milieu rural représentait plus de 11 millions d’habitats en 2008 soit environ les deux tiers (64,7%) de la population totale.

"Ce chiffre est en baisse par rapport à l’estimation obtenue en 2001. Cette année-là, le poids de la population rurale dans la population totale était estimé à 65,2%", relève-t-elle.

L’évaluation chiffre à 50,6 milliards de francs CFA (environ 101,2 millions de dollars US) par an les ressources internes consacrées par le gouvernement pour le développement rural entre 2002 et 2008. L’enveloppe globale représente moins de 3% du budget de l’Etat et moins de dix fois inférieur au service de la dette.

Malgré un boom observé grâce à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) de la Banque mondiale en avril 2006, le taux d’investissement dans ce secteur est resté plafonné à 23,9% et est relativement plus faible que celui de l’ensemble du secteur de la production et du commerce, admettent les autorités du pays.

Sur l’ensemble de la période 2002-2008, 26,5% de l’enveloppe a été allouée à des appuis financiers et matériels, 18,88% à la restauration des potentiels de production, 11,06% à la mise en place de la vulgarisation des dispositions règlementaires et normatives, 11,32% au développement institutionnel et des partenariats et 9,09% au développement des infrastructures communautaires.

"Le Cameroun a connu une période difficile au milieu des années 80 qui l’a conduit à adopter les programmes d’ajustement structurel [du Fonds monétaire international]. De nombreuses subventions sont accordées au secteur rural. Il est nécessaire de faire une évaluation de leur impact (socio-économique)", a dit le directeur général de l’économie et de la programmation des investissements publics au ministère de l’Economie,

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