31/08/2010 18:26:53
Les temporaires obtiennent la tête d'Antoine Bikoro Alo'o !
&aAntoine Bikoro Alo'o, devenu impopulaire pour sa gestion peu ou prou approximative du climat social dans cette entreprise, paye là le prix de tous les remous qui ont jalonné son passage grave; la tête de cette institution navale qui était il y a quelques années encore, à en croire une certaine opinion, le fleuron industriel de la sous région mais qui, au jour d'aujourd'hui, a perdu de son allant.
Le Messager
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Hier, lundi 30 août, un Sud-Coréen, Moo Kwi-Ho a été nommé directeur général délégué du Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC). « Dieu n'oublie personne !», « qui l'eut cru ? » « Enfin la calamité est partie ! » sont autant d'interjections lancées par les employés et ex-temporaires du Chantier naval et industriel du Cameroun, CNIC, hier 30 août 2010, quelques minutes après l'annonce faite sur les antennes de la CRTV, la chaîne de radio publique lors du 17h. Antoine Bikoro Alo'o, directeur général par intérim du CNIC jusqu'à cette annonce fatidique, est désormais à l'étroit. 17h 27mn, c'est l'arrivée du 4×4 Prado noir ayant à son bord le Dg par intérim du CNIC qui fait dire aux ex-temporaires étrangement au courant et à l'affût au portail du siège, que les « patates sont cuites pour Bikoro Alo'o ». Le 4×4, s'engouffre dans la cour du chantier central du CNIC. Dans cette cour on remarque des groupuscules se former, certainement, on s'en doute bien, c'est l'annonce de la mise à l'étroit de Bikoro Alo'o qui est l'objet de conversation. Ensuite, on assiste à un ballet de grosses cylindrées qui font leur entrée au siège comme pour rappliquer les troupes et pour quoi pas sauver ce qui peut l'être surtout qu'à l'heure où nous quittions le Cnic, aucune présence des éléments du maintien de l'ordre pour « sauver les meubles. »

A l'extérieur, si certains employés qui se rendent dans leurs domiciles respectifs après une journée de travail, sont très  laconiques sur cette actualité, les ex-employés et certains qui y sont encore ne cachent pas leur « satisfaction et leur joie ». Léopold, un ex-temporaire, rempli d'émotions au point de perdre son latin parvient finalement à articuler : « Je suis très ému de savoir que Bikoro soit parti, il se prenait pour un dieu...après deux ans de calvaire infligé aux temporaires que nous étions, vous comprenez mieux mon émotion à l'annonce de cette grande nouvelle ». Séverin, qui vient d'arriver dans un concert de klaxon de véhicules et des you-you devant le portail du siège, on dirait la célébration d'un triomphe !

« Eh oui, nous célébrons notre triomphe car la tête de Bikoro est une victoire pour nous », lance-t-il et de continuer, « un ouf de soulagement pour les ex-temporaires ! Il (Bikoro Alo'o) est machiavélique, lors du payement des droits (le 26 août, Ndlr), il n'a pas hésité à nous donner des sommes minables, moi j'ai eu après cinq ans de travail, cent cinquante mille, 150.000Fcfa. Donc pour ma part, c'est certes  un peu tard mais il a fallu qu'il parte et c'est fait !» Calvin Z. encore employé au CNIC, et qui visiblement vient d'être mis au courant, exulte de joie : « si ce que vous dites est vrai, alors en cette veille de rentrée, on ne pouvait pas mieux espérer.» La messe est dite.

Antoine Bikoro Alo'o, devenu impopulaire pour sa gestion peu ou prou approximative du climat social dans cette entreprise, paye là le prix de tous les remous qui ont jalonné son passage à la tête de cette institution navale qui était il y a quelques années encore, à en croire une certaine opinion, le fleuron industriel de la sous région mais qui, au jour d'aujourd'hui, a perdu de son allant. Vivement que le nouveau directeur général délégué puisse y restaurer la sérénité et l'envie afin de redorer le blason du Chantier naval et industriel du Cameroun

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