09/09/2010 00:41:55
Lutte contre la criminalité: 250 interpellations Yaoundé
Environ 250 personnes, dont des étrangers africains, ont été interpellées mercredi matin par la police à Yaoundé dans le cadre d'une opération de lutte contre la criminalité, a appris l'AFP de sources policières et administrative.
AFP
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"A peu près 250 personnes ont été raflées tôt ce (mercredi) matin" à Elig-Edzoa et Manguier, deux quartiers populaires dits "criminogènes", a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier en service au Commissariat central N°1 de Yaoundé, où les gens arrêtés ont été conduits et placés en garde à vue.

"Toutes les unités de la police de la ville ont été mobilisées" pour l'occasion, a-t-il dit, sans donner le nombre de policiers concernés.

Le récent "assassinat d'un policier constitue un des facteurs" ayant précipité cette opération, qui entre toutefois dans le cadre "des actions de routine de lutte contre l'insécurité", a-t-il expliqué. Selon lui, le policier a été tué à Elig-Edzoa.

Fin août, le quotidien privé Mutations avait évoqué l'assassinat à coups de poignard d'un policier pour des raisons qui demeuraient inconnues mercredi.

La "rafle" de mercredi matin a été confirmée à l'AFP par un commissaire de police proche du dossier et un proche collaborateur du gouverneur de la région du Centre, où est située Yaoundé.

"D'autres actions similaires vont suivre à Yaoundé dans le cadre de la lutte contre la criminalité", a dit le commissaire ayant requis l'anonymat, évoquant "des instructions des autorités administratives (gouverneur et préfet)".

"Ce type d'opérations permet d'avoir un échantillon de criminels potentiels pour exploitation. Elle est consécutive à un travail effectué (par les services de sécurité) pour recenser les quartiers criminogènes", a affirmé le proche collaborateur du gouverneur.

Selon l'officier au Commissariat central N°1, la plupart des personnes interpellées sont des Camerounais mais il y avait aussi des étrangers africains, dont les nationalités n'ont pas été révélées.

"Ceux qui étaient en possession de leur carte nationale d'identité ont été (progressivement) libérés" mercredi, près de 50 personnes demeuraient aux arrêts vers 16H00 locales (15H00 GMT) et risquant d'être envoyées devant la justice, a-t-il affirmé, soulignant que "l'absence de pièce d'identité constitue un délit" au Cameroun.

Mercredi après-midi, quelques parents attendaient la libération des membres de leurs familles pour qui ils avaient fait établir des cartes d'identité le jour même dans le même commissariat, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les autorités estiment que les actes de criminalité et d'insécurité sont en hausse à Yaoundé, avec des agressions en plein jour, d'après le proche collaborateur du gouverneur, qui n'a pas fourni d'estimations.

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