15/09/2010 11:39:49
Listes électorales: Fru Ndi entretien le flou
A l’issue de la rencontre avec Fonkam Azu’u,  il continue de réclamer la démission des membres du bureau d’Elecam.
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 Attendu hier à 9h45 au siège d’Elections Cameroon (Elecam) à Yaoundé, les membres du Social democratic front (Sdf) sont arrivés à 10h10.

La délégation, conduite par John Fru Ndi le président du parti, était composée, entre autres, de Joshua Osih, le deuxième vice président, d’ Evariste Fopoussi, le ministre de la Communication du Shadow Cabinet, d’ Elisabeth Tamanjong, la secrétaire générale et des députés Awudu Mbaya, Forbi Tchinda, Paul Tumasang.  Une heure trente minutes  plus tard, la délégation du Sdf sort de la salle de concertation. «J’ai répondu à l’invitation pour dire de vive voix ce que nous pensons de cette structure et redire ce qui constitue, à notre sens, les actes à poser pour le bénéfice du peuple camerounais», déclare John Fru Ndi à la presse avant de monter dans son véhicule dont l’immatriculation se termine par «Fru Ndi».

Au même moment, Fonkam Azu’u,  le président d’Elecam, sort  du bâtiment principal de l’immeuble qui abrite l’institution qu’il préside. Aux journalistes qui accourent, Fonkam Azu’u répond systématiquement : «Vous allez leur poser cette question», lorsqu’on lui demande par exemple, si les deux parties ont trouvé un point d’entente ou si le Sdf a réitéré son «non à Elecam».  Sur ce qui s’est dit au cours de la rencontre, Fonkam Azu’u  finit quand même par expliquer : «Nous avons voulu faire savoir à ces gens que  nous voulons un contact permanent, que nous voulons établir des passerelles de communication entre eux et nous. Il était de notre devoir de nous ouvrir à ces acteurs  que sont les partis politiques et éventuellement la société civile»

Au cours de la conférence de presse que John Fru Ndi a ensuite tenue au siège régional de son parti, il a expliqué qu’il a donné la position du Sdf par rapport à Elecam.  «Il n’y aura pas d’élections au Cameroun avec Elecam dans sa forme actuelle», a-t-il déclaré.  Il pose ensuite les conditions «minimales du Sdf pour l’organisation des élections acceptables». Il s’agit, par exemple, de «l’introduction des données biométriques dans la confection des listes électorales et des cartes d’électeurs», ou encore de «l’implication des partis politiques engagés à toutes les étapes de la prise de décision et dans toutes les commissions chargées de l’organisation et de la conduite des élections».
John Fru Ndi explique par ailleurs qu’il n’y a pas de représentants du Sdf dans les commissions électorales constituées par Elecam.  Parlant des noms des militants du Sdf qui figurent dans les listes publiées, il explique : «Ces membres étaient dans les commissions avant que nous ne prenions notre décision. Lorsque nous avons pris position, nous leur avons demandé de sortir de ces commissions et à l’heure actuelle, ils ne sont plus membres de ces commissions. Les commissions d’Elecam n’ont pas de membres du Sdf. Tous les vrais membres du Sdf ont démissionné de ces  commissions».

 A la question de savoir s’il invite les militants du Sdf à s’inscrire sur les listes électorales, John Fru Ndi répond qu’il ne lui revient pas de demander aux gens de s’inscrire sur les listes électorales. Il conseille cependant de ne «pas tomber dans le piège d’Elecam et du Rdpc jusqu’à ce que les conditions minimales exigées à Elecam soient respectées».

Pourtant, Kah Walla, une stratège du Sdf, demande aux populations d’aller s’inscrire. «Kah Walla jouit de ses droits  comme chaqu’un est libre de dire ce qu’il veut. En tant que démocrates, nous nous sommes réunis au Nec et nous avons pris position. Quand la majorité dit une chose et une personne dit le contraire, ce n’est pas au nom du Sdf : c’est au nom de Cameroun ô Bosso (l’association de Kah Walla, ndlr )».

Lorsqu’on lui demande à quoi s’attendre si les conditions du Sdf ne sont pas respectées, John Fru Ndi répond : «Nous demanderons aux Camerounais de prendre leurs responsabilités. C’est notre responsabilité en tant que parti politique d’éduquer les populations Et nous laissons les gens prendre leurs responsabilités. Nous avons décidé et nous le ferons. Je pense que le gouvernement de Biya regrettera s’il n’écoute pas les sollicitations des Camerounais».

La rencontre d’hier entre Elecam et le Sdf vient après celle que l’institution chargée de la gestion du processus électoral a tenu il ya trois semaines avec le Rdpc, mais qui est passée pratiquement inaperçue. Cette fois, Elecam a diffusé des communiqués de presse pour annoncer l’évènement.

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