20/09/2010 17:21:30
Paul Biya serait-il faché contre Michel Tommo Monthé ?
Initialement, le débarquement de Paul Biya à New-York avait été annoncé pour vendredi 17 septembre. Puis ce fut un autre rendez-vous manqué le jour suivant. C'est à la tombée de la nuit de samedi que des sources diplomatiques ayant requis l'anonymat ont indiqué que le président camerounais qui partira de Genève en Suisse foulera le sol de New York le jour même de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU qui va s'étaler sur deux jours. A en croire les mêmes sources, Paul Biya qui devait prononcer un discours ce premier jour du rassemblement a été reprogrammé pour demain mardi.
Le Messager
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Initialement, le débarquement de Paul Biya à New-York avait été annoncé pour vendredi17 septembre. Puis ce fut un autre rendez-vous manqué le jour suivant. C'est à la tombée de la nuit de samedi que des sources diplomatiques ayant requis l'anonymat ont indiqué que le président camerounais qui partira de Genève en Suisse foulera le sol de New York le jour même de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU qui va s'étaler sur deux jours. A en croire les mêmes sources, Paul Biya qui devait prononcer un discours ce premier jour du rassemblement a été reprogrammé pour demain mardi.

Aucune explication officielle n'a été donnée à ceux des Camerounais venus -pour certains de Washington- accueillir Paul Biya. L'embarras et le désarroi des membres du corps diplomatique camerounais à New York étaient palpables tout au long du week-end qui s'achève. C'est que Paul Biya qui est un abonné de ce rendez-vous annuel de l'ONU n'a jamais failli. Il se pointe toujours à la date et l'heure annoncées à la communauté camerounaise plusieurs semaines à l'avance. Et cette fois-ci, on s'attendait à voir Paul Biya plus enthousiaste de se retrouver à l'ONU cette année. Car c'est Michel Tommo Monthé, le représentant camerounais auprès de l'ONU qui a été élu, à l'unanimité le 27 août dernier, président de la troisième assemblée de cette session de l'ONU. Son élection est restée jusqu'ici un fait ignoré dans les médias publics camerounais. Tout le contraire de la nomination, deux jours après, du premier conseiller de la représentation du Cameroun auprès de l'Onu comme secrétaire général du ministère des Relations extérieures. Paul Biya peut-il être en colère contre son ambassadeur qui se sera porté candidat pour une mission à l'Onu sans demander l'avis de Yaoundé ?

A en croire certaines sources dignes de fois, des personnes très proches de Paul Biya lui avaient demandé de relever Michel Tommo Monthé de ses fonctions d'ambassadeur du Cameroun aussitôt que son élection à l'ONU a été rendue officielle. L'idée fut mise de côté après, pour ne pas réveiller la vigilance de la communauté internationale sur les réalités du Cameroun. Dans tous les cas, Michel Tommo Monthé est techniquement déclassé par le tout nouveau SG du Minrex qui cumule avec la charge de premier conseiller à l'ambassade de New York. Et Paul Biya qui semble toujours en colère  pourrait avoir choisi de débarquer  à New York à un moment où il est certain que son ambassadeur  appelé à gérer les dossiers de l'ONU ne sera pas dans les parages pour l'accueillir.

Mais il est aussi possible que Paul Biya ait eu d'autres bonnes raisons pour entourer de mystères son arrivée à New York cette année. D'abord, il y a le déchaînement de certaines associations camerounaises qui ont annoncé des manifestations anti-Biya à New York. Ces associations dont certaines sont basées dans d'autres cités américaines guettaient à la loupe, l'arrivée du président camerounais. Mesures de sécurité obligent dans une ville qui accueille les plus grands dignitaires politiques de la plupart des pays du monde, aucune chance ne sera donnée aux manifestants camerounais le jour de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU. Ensuite, il est possible que Paul Biya comme d'ailleurs tous les autres dictateurs africains redoute la montée sur la tribune de l'ONU par le président américain Barack Obama. Cohérent dans sa politique avec le continent d'origine de son père Barack Obama ne cesse de faire la doctrine de l'alternance.

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