01/07/2009 15:01:54
L'Onu ouvre l'enquête sur la mort de Benazir Bhutto
Une commission d'enquête des Nations unies a débuté mercredi ses investigations sur l'assassinat en décembre 2007 de l'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto.
Reuters
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L'enquête de la "Commission Bhutto", composée de trois personnes et dirigée par l'ambassadeur du Chili aux Nations unies Heraldo Munoz, durera six mois.

L'équipe s'est mise au travail avant même son arrivée au Pakistan, prévue dans le courant du mois.

Les deux autres membres sont l'ancien ministre indonésien de la Justice Marzuki Darusman et l'Irlandais Peter Fitzgerald, ancien policier et membre de la commission d'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Une porte-parole de l'Onu a précisé que la commission d'enquête avait pour mission de collecter des informations sur les faits et les circonstances de l'assassinat mais qu'elle n'était pas habilitée à lancer des procédures judiciaires.

"Il a été convenu entre le gouvernement (pakistanais) et les Nations unies qu'il revenait aux autorités pakistanaises de déterminer les responsabilités criminelles des auteurs de l'assassinat", a déclaré Ishrat Rizvi.

Benazir Bhutto a été tuée dans un attentat suicide le 27 décembre 2007 à l'issue d'un rassemblement politique à Rawalpindi.

Le Parti du peuple pakistanais, dont elle était la chef de file, a ensuite remporté les élections législatives et dirige actuellement le gouvernement. Son veuf, Asif Ali Zardari, est président du Pakistan.

L'ancien gouvernement pakistanais, dirigé par le président d'alors Pervez Musharraf, et la CIA ont accusé le chef taliban Baitullah Mehsud, proche d'Al Qaïda, d'être à l'origine de l'attentat. L'intéressé dément toute implication.

Selon un porte-parole du président Zardari, le gouvernement pakistanais a fait appel à une commission d'enquête des Nations unies pour éviter les accusations de partialité.

Il a ajouté que l'origine de l'assassinat était aussi à chercher à l'étranger. "Il y a des ramifications et des tentacules qui vont bien au-delà des frontières nationales", a-t-il dit sans fournir davantage de précisions.

Kamran Haider, version française Grégory Blachier et Clément Dossin

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