23/09/2010 04:30:48
Saddam n'aimait pas al-Qaida, dit Tarek Aziz
Saddam Hussein ne faisait pas confiance aux islamistes, a dit Tarek Aziz, selon des notes manuscrites du FBI prises lors d'un interrogatoire le 27 juin 2004. Selon l'ancien ministre, le dictateur considérait tout de mêript" src="http://admin.cameroonvoice.com/editor/jscripts/tiny_mce/themes/advanced/langs/en.js">me al-Qaida comme une organisation «efficace».
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L'ancien ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz, une personnalité bien en vue du cercle rapproché de Saddam Hussein, a déclaré au FBI que le dictateur s'est «réjoui» des attentats terroristes contre deux ambassades américaines en Afrique de l'Est en 1998, mais qu'il n'avait aucun intérêt à développer un partenariat avec Oussama ben Laden, révèlent des documents déclassifiés.

Saddam Hussein ne faisait pas confiance aux islamistes, a dit Tarek Aziz, selon des notes manuscrites du FBI prises lors d'un interrogatoire le 27 juin 2004. Selon l'ancien ministre, le dictateur considérait tout de même al-Qaida comme une organisation «efficace».

Les notes du FBI font partie de centaines de pages de compte-rendus d'interrogatoires de plusieurs hauts responsables irakiens, dont Saddam Hussein, fournies cette semaine à l'Associated Press en réponse à une demande faite en vertu de la loi américaine sur l'accès à l'information.

Les compte-rendus sont liés à une opération du FBI ayant pour nom de code «Desert Spider», qui cherchait à compiler des preuves des crimes de guerre du régime de Saddam Hussein et à tester la théorie voulant que le dictateur et ses services de renseignement aient établi une forme de coopération avec al-Qaida avant l'invasion du pays par les États-Unis.

L'administration du président George W. Bush avait en partie justifié la guerre par les craintes que l'Irak ne fournisse des armes nucléaires à al-Qaida pour s'attaquer aux États-Unis.

Aucune arme nucléaire et aucun indice de programme nucléaire actif n'ont été trouvés après l'invasion de l'Irak. L'interrogatoire de Tarek Aziz soutient l'argument voulant que même si Saddam Hussein considérait les États-Unis comme des ennemis, il était aussi hostile envers al-Qaida et son idéologie religieuse radicale.

Le dictateur irakien considérait Oussama ben Laden et les autres extrémistes islamistes comme des «opportunistes» et des «hypocrites», a dit Tarek Aziz au FBI.

Le compte-rendu affirme que selon Tarek Aziz, Saddam Hussein n'a exprimé que des sentiments négatifs envers Oussama ben Laden.

L'ancien ministre a été interrogé à quatre reprises par le FBI, de janvier à juin 2004.

Tarek Aziz, qui s'est rendu aux forces américaines peu de temps après la chute de Bagdad, en avril 2003, a aussi confié qu'il souhaitait déménager à Detroit, aux États-Unis, où est implantée une importante communauté irakienne.

L'homme âgé de 74 ans, qui est devenu le visage international de l'Irak pour des millions d'Américains lors de la guerre du Golfe en 1991, demeure détenu par les autorités irakiennes après avoir été condamné à 22 ans de prison pour des crimes liés à son rôle dans le régime de Saddam Hussein.

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