30/09/2010 12:36:38
9 millions de Camerounais à inscrire sur les listes électorales
Sur une population de quelque 19,4 millions d'habitants, 9 millions de Camerounais sont prévus d'être inscrits sur les listes électorales en vue de futures échéances de vote, notamment l'élection présidentielle de 2011, alors que 243 partis politiques légalisés sont déclarés par les autorités, a constaté un journaliste de Xinhua mercredi à Yaoundé.
Xinhua
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Parmi cette flopée de formations, seules véritablement trois émergent de l'opposition et se disputent avec beaucoup de peine la scène politique avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) qui détient une majorité absolue à l'Assemblée nationale (Parlement), avec 153 sièges de députés sur un total de 180 sièges.

Premier parti d'opposition, le Social Democratic Front (SDF) dont la cote diminue au fil des années, n'en compte que 16. Membre de la majorité présidentielle, l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) en dispose de 6, contre 4 pour l'Union démocratique camerounaise (UDC) et 1 pour le Mouvement progressiste (MP) qui fait figure de petit poucet.

A un an de la prochaine élection présidentielle en 2011, 7 ans après la dernière en octobre 2004 remportée par le président Paul Biya, au pouvoir depuis le 6 novembre 1982, élu une première fois en 1992 puis réélu en 1997, les inscriptions sur les listes électorales lancées en juillet par Elections Cameroon (ELECAM), organe électoral créé en 2006 et fonctionnel depuis début 2009, attirent peu.

Selon l'opposition, ce manque d'enthousiasme, révélateur d'une désaffection de plus en plus perceptible à l'égard de la vie politique, s'explique par une réticence des populations qui estiment que les dés sont pipés à l'avance. Celle-ci se plaint d'être tenue à l'écart de la constitution des commissions électorales mixtes, notamment dans l'arrière-pays.

Autre grief, le retour en force des autorités à travers le ministère de l'Administration territoriale et de la décentralisation puis la justice dans le processus électoral ; ce qui, aux yeux de l'opposition, suffit à confirmer le manque d'impartialité et de crédibilité d'ELECAM. Une accusation rejetée par le président du conseil électoral de l'organisme, Samuel Fonkam Azu'u.

Lors d'une concertation entre ELECAM et les autres acteurs du processus électoral (partis politiques, société civile, administration) mercredi à Yaoundé, M. Fonkam Azu'u promet des "élections libres et transparentes" et "des méthodes innovantes pour les inscriptions sur les listes électorales". 

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