30/09/2010 12:46:19
Présidentielle 2011: refonte des listes électorales
&nbs les partis politiques exigent toujours la refonte des listes électorales: p;Préalable réitéré à l'occasion d'une concertation hier entre le conseil électoral de Elecam et les autres acteurs du processus électoral.
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C'est le Palais des Congrès de Yaoundé qui a abrité cette concertation qui avait pour thème: «mise en place des commissions mixtes et inscriptions sur les listes électorales». Dans la salle, les leaders et responsables des partis politiques étaient largement représentés. Le Social democratic front (Sdf), le Mouvement progressiste (Mp), le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), le Manidem, l'Alliance des forces progressistes entre autres. 

Présence toute aussi remarquée de la société civile, dont certains ténors étaient présents, à l'instar de Hilaire Kamga de «l'offre Orange». Côté Justice, l'on a noté la présence du Président de la chambre administrative de la Cour Suprême, Clément Atangana. Quelques membres du gouvernement et du corps diplomatique ont également fait le déplacement du Palais des Congrès. En face de cette assistance, les douze membres du conseil électoral.

Samuel Fonkam Azu'u et ses collaborateurs ont eu du mal à répondre aux récriminations et critiques de leurs interlocuteurs à l'égard de Elections Cameroon (Elecam). Même si pour l'essentiel, ces critiques avaient déjà été formulées.

Il en est par exemple de la refonte des listes électorales, exigée depuis des mois par les différents acteurs de ce processus électoral. Jean Jacques Ekindi indiquait encore hier, que ce préalable est une exigence qui rentre dans le cadre des «modifications à intégrer absolument dans le code électoral». Le Vice-président du conseil électoral venait de faire un exposé sur le niveau de préparation technique des élections. Me Justin Ebanga Ewodo en a profité pour expliquer en substance, que cette refonte des listes électorales était difficilement envisageable du fait du cadrage juridique dans lequel cet organe évolue. «Jusqu'alors, la loi autorisait les Préfets à procéder aux refontes des listes électorales. Aujourd'hui, c'est Elecam et non plus l'administration qui organise les élections. Et on voudrait nous faire croire que la loi interdit Elecam de faire ces refontes?», s'interrogeait Jean Jacques Ekindi.

«Ce qui rend les choses plus difficiles encore, ajoutait Anicet Ekani du Manidem, c'est que le fichier actuel n'est même pas rendu public ma lgré le fait tout le monde pense qu'il s'agit du fichier de l'administration qui comme on le sait présente de nombreuses irrégularités». Et Hilaire Kamga de l' «Offre Orange» d'ajouter avec véhémence que même le logiciel de gestion du fichier électoral acquis par Elecam devra faire l'objet de tests publics pour en vérifier la fiabilité et la sincérité.

Commissions restreintes

Au plan pratique, le président du Mp a ajouté que la Direction générale de Elecam, chargée de l'organisation matérielle des élections, devra fabriquer des bulletins de vote uniques pour toutes les élections, afin d'éviter les confusions et autres pratiques observées jusqu'ici. Toujours au chapitre de l'organisation matérielle des prochaines élections, Anicet Ekani demande à Elecam de prendre en charge tous les frais liés aux déplacements des membres des commissions mixtes. «Jusqu'ici, on demandait aux partis politiques de s'occuper seuls de leurs représentants dans ces commissions et ce n'était pas toujours évident. D'où certaines absences que l'on observait», expliquait-il.

«Ce n'est pas votre faute si vous vous retrouvez devant nous», expliquait Joseph Mbah Ndam, député Sdf, et Vice-président de l'Assemblée nationale, au moment e réitérer ses réserves sur la neutralité des douze membres du conseil électoral de Elecam.

«C'est pour cela que je suis mal à l'aise à parler ici car je sais que ce n'est pas à vous de changer la composition de Elecam», expliquait-il. Avant de rappeler la conviction de son parti politique que des élections n'auront pas lieu au Cameroun dans les conditions actuelles.

«Mais tout de même, semblait lui répondre Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, député Udq, Elecam aurait pu organiser les présentes concertations en commissions restreintes pour nous donner l'occasion d'aborder les vraies questions beaucoup plus en profondeur». La porte parole de l'Udc déplorait ainsi la formule retenue de donner la parole en public à chaque participant pour une demi dizaine de minute en moyenne.

A sa décharge, Samuel Fonkam Azu'u a expliqué que cette concertation, la toute première du genre, n'était pas la dernière et qu'elle rentre dans la série de concertations initiée depuis quelques mois par son organe.

 

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