08/10/2010 11:50:26
Sūreté nationale: le Délégué général dénonce les dérives policières
En visite à Douala hier, Martin Mbarga Nguélé a demandé que prennent fin les arrestations et gardes à vue abusives, l’arnaque et les trafics d’armes à feu.
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«Douala est ma ville. C’est ici que j’ai commencé ma carrière policière en 1957. Je suis venu vous rencontrer, vous écouter, voir les conditions dans lesquelles vous travaillez ». Ces quelques mots, du Délégué général à la Sûreté nationale, ont à coup sûr réconforté et rassuré les différentes unités de la police de la capitale économique réunies à la place du gouvernement à Bonanjo, hier jeudi, 07 octobre 2010, à l’occasion de la visite de Martin Mbarga Nguélé. Le délégué général à la Sûreté nationale effectuait là sa première visite des services de la police de la région du Littoral depuis sa nomination au mois d’août dernier. La visite a été marquée par la traditionnelle revue des troupes, le défilé, et surtout l’allocution du Dgsn.

Mbarga Nguélé a d’abord rassuré quant à l’écoute attentive qu’il prêtera afin de faire régner l’ordre et lé sécurité dans la ville de Douala. Mais, il a surtout tenu à rappeler aux uns et aux autres, leur rôle. « Les fonctionnaires de la sûreté nationale se doivent de travailler sans relâche. Ils sont les garants de la paix », indique t-il. Et de poursuivre. « Un fonctionnaire de la sûreté nationale est d’abord un éducateur, un protecteur. Ce n’est qu’après qu’il doit penser à la répression qui doit intervenir en dernier recours », insiste t-il. Du fait de la position stratégique de la ville de Douala qui est « la porte d’entrée » du Cameroun, la «capitale économique du Cameroun et de l’Afrique centrale», du «brassage culturel et humain» que cela entraîne, le Dgsn recommande la prudence et veut que la police soit une référence. D’où son interpellation. «Il faut que cessent l’arnaque, les interpellations et les gardes à vue abusives et sans délai. Vous devez être en accord avec les autorités judiciaires», instruit t-il.

Le Dgsn est toute fois conscient du flux important des personnes et des biens qui se brassent au quotidien dans cette ville cosmopolite. Cette situation, pense-t-il, justifie les multiples braquages et autres prises d’otages. Il attribue par ailleurs cette insécurité à la prolifération des armes à feu à Douala. Reconnaissant le malaise et le mal être de la police, il interpelle les uns et les autres. « Que chaque personnel de la police se mette au service du pays afin que l’uniforme du policier inspire confiance auprès des citoyens ».

Si le délégué général à la sûreté nationale met ainsi à nu les maux de la police, c’est qu’il connaît bien ce milieu qu’il côtoie depuis 1957. Car, avant d’être aujourd’hui Dgsn, Mbarga Nguélé a d’abord été policier. Il a d’ailleurs fait ses débuts à Bonaberi en 1957. Il est ensuite nommé respectivement commissaire du 3ème puis, du 2ème arrondissement cumulativement avec les fonctions de régisseur de la prison centrale de la même ville.

Blaise Djouokep

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