14/10/2010 12:24:43
Présidentielle 2011: le Sdf en quête de soutiens
Le parti de John Fru Ndi vient solliciter des personnalités à travers le monde.Pour voler au secours du Cameroun. Avant qu’il ne soit trop tard.
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Le Social Democratic Front (Sdf) a prioritairement adressé le document de huit pages au secrétaire du parti socialiste français, membre de l’Internationale Socialiste comme le leader de l’opposition camerounaise et de tous les responsables de cette institution. 

Mais la correspondance, selon des sources introduites, a été aussi portée à une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, aux responsables des organisations internationales partenaires du Cameroun...Le ton y est donné dès le départ : « Le Front social démocrate (Sdf) tient à attirer votre bienveillante attention sur la très inquiétante situation qui prévaut au Cameroun, surtout en ce moment où nous nous acheminons avec angoisse vers une élection présidentielle très attendue, mais dont les préalables sont loin d’être crédibles et susceptibles de garantir la paix et la stabilité qui devrait en résulter. 

C’est pourquoi nous avons pensé qu’il était de notre devoir de solliciter vos missions de bons offices pour aider les Camerounais à éviter une grave explosion sociale qui basculerait à coup sûr notre pays dans une guerre civile aux conséquences imprévisibles ».

Au soutien de sa thèse, le parti de John Fru Ndi revient en détail sur la situation qui prévaut au Cameroun depuis une vingtaine d’années et qui justifie cet appel au secours de la communauté internationale : par exemple, le président Biya est au pouvoir depuis 28 ans. Pour s’y maintenir, il a dû plusieurs fois modifier la constitution. Il gère les ressources du pays de manière absolument paternaliste ; il centralise entre ses mains les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, alors que toutes ces institutions devraient être séparés dans une véritable démocratie ; et donc au Cameroun, « Le Judiciaire et le Législatif ne sont pas des pouvoirs indépendants, mais des instances totalement inféodées au pouvoir exécutif. Le Judiciaire, ainsi contrôlé, rend naturellement compte au ministère de la Justice qui relève de l’Exécutif. La Conseil constitutionnel ne peut contrôler la constitutionnalité d’une loi à la seule requête du Président Biya. Au Cameroun, le Judiciaire est instrumentalisé par l’Administration, elle aussi inféodée. Il est largement catalogué comme corrompu et démesurément contrôlé par l’Exécutif »

Le Cameroun, soutient le Sdf, est ainsi englué dans une misère noire qui n’autorise plus aucun espoir pour ses populations. La démonstration en a été faite en février 2008 lorsque les émeutes dites de la faims ont causé des dégâts graves dans les grandes villes du Cameroun et fait de nombreuses victimes toutes civiles, tombées sous les balles des forces de l’ordre commises pour réprimer les jeunes émeutiers sans arme. « Aujourd’hui, relève le mémorandum, le Cameroun est au bord d’une grave explosion sociale et d’une guerre civile parce que le régime, conscient de la rupture du contrat politique avec le peuple et poussé par le désir insatiable de conserver éternellement un pouvoir illégitime, refuse à tout prix de mettre sur pied un code électoral consensuel et moderne, ainsi qu’une Commission Electorale Indépendante neutre et autonome pour organiser des élections transparentes, libres et justes. »

Selon ce rapport, « la triste réalité est que le Cameroun est au bord de l’effondrement parce que le gouvernement est incapable de pourvoir aux exigences les plus élémentaires des citoyens, telles que celles des élections transparentes, libres et équitables. L’incapacité du régime à assurer le simple maintien de l’ordre public fait de la peur non seulement une préoccupation quotidienne, mais constitue aussi le terrain fertile où prolifèrent la criminalité et la terreur de petites minorités qui se manifestent à travers l’accroissement des attaques contre les édifices publics, les activités des coupeurs de route, les prises d’otage à travers le pays et la présence éventuelle d’Al Qaeda dans la partie septentrionale du pays. La présence massive des armes de guerre sur l’ensemble du territoire ainsi que des milices actives lourdement équipées et bien organisées qui contrôlent certaines parties du territoire national à leur guise, et certainement avec la complicité d’une partie de l’armée, sont une preuve supplémentaire de cet effondrement. » 

Le Social Democratic Front rappelle les onze conditions qu’il a posées pour participer à l’élection présidentielle de 2011 ou même pour qu’elle puisse se tenir (voir ci-dessous). Le Cameroun se trouve être un pays en état de décrépitude avancée au moment crucial où il devait être en train de tout faire pour se présenter aux yeux de la communauté internationale comme une économie émergente imminente. Il est donc urgent de venir au secours du Cameroun, au risque de le voir passer du stade d’un Etat déliquescent à celui d’un Etat en faillite dans les tout prochains mois. 

Le Cameroun se trouve être un pays en état de décrépitude avancée au moment crucial où il devait être en train de tout faire pour se présenter aux yeux de la communauté internationale comme une économie émergente imminente. Il est donc urgent de venir au secours du Cameroun, au risque de le voir passer du stade d’un Etat déliquescent à celui d’un Etat en faillite dans les tout prochains mois. 

L’appel que le leader de l’opposition lance à la communauté internationale est alors sans équivoque : « Le Cameroun se trouve être un pays en état de décrépitude avancée au moment crucial où il devait être en train de tout faire pour se présenter aux yeux de la communauté internationale comme une économie émergente imminente. Il est donc urgent de venir au secours du Cameroun, au risque de le voir passer du stade d’un Etat déliquescent à celui d’un Etat en faillite dans les tout prochains mois. »

David Nouwou

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