15/10/2010 04:20:38
Un autre chantage?
Éric Gonzalez, l'actuel président du club MMFC, aurait avoué avoir signé la fausse licence d'Arnold Lemb la saison dernière. Était-il seul dans le coup ?.
Sud Ouest
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La publication du procès-verbal de la Ligue d'Aquitaine, le 13 septembre, était passée plutôt inaperçue. La révélation, dans « Sud Ouest », de l'ouverture d'une enquête à l'encontre du club de Montpon-Ménesplet et d'Arnold Lemb a en revanche beaucoup fait jaser dans le milieu du football périgourdin. À tel point qu'aujourd'hui, c'est Éric Gonzalez, l'actuel président du MMFC, qui se retrouve en première ligne.

Rappel des faits. Lors du dernier exercice de DSR, le club caracole en tête et composte son ticket pour la DH. À la pointe de son attaque, un avant-centre de 19 ans : Arnold Demb. Cet été, le joueur né au Cameroun a changé de tunique. Il s'est engagé au Bergerac Foot (CFA 2) sous le nom d'Arnold... Lemb. Flairant la fraude sur identité, la Ligue a ouvert une enquête pour essayer de lever le voile sur ce curieux changement de patronyme...


Gonzalez quitte le milieu

Aujourd'hui, l'affaire rebondit, les langues se délient. Selon nos sources, Éric Gonzalez serait passé à table. Celui qui est encore - jusqu'au 9 novembre - sous le coup d'une suspension de sa licence de dirigeant aurait avoué avoir signé lui-même celle de son joueur la saison dernière, entérinant la thèse d'une magouille nécessaire pour contourner le règlement sur les mutations (lire « Sud Ouest » du 5 octobre).

Joint par téléphone hier, Éric Gonzalez n'avait « pas le temps » de répondre à nos questions, oubliant même de rappeler comme prévu. Quelques heures plus tard, son téléphone était coupé... L'homme aurait décidé de prendre les devants d'une éventuelle sanction en cessant toute activité en rapport avec le monde du football, à compter de cette semaine. Mais il pourrait bien se faire rattraper une dernière fois par la patrouille de la commission de discipline de la Ligue d'Aquitaine, dont l'instructeur dispose encore de deux mois pour livrer ses conclusions sur ce dossier.


Qui savait ?

Dans un premier temps, Gonzalez avait affirmé ne « pas être au courant » de cette histoire, avançant que « Grégory Chignac s'occupait des licences la saison dernière ». Un Grégory Chignac qui ne niait pas, hier : « C'est vrai, mais je ne suis au courant de rien. On me déposait les papiers dans mon armoire et je les saisissais ».

Sans nouvelle de Gonzalez malgré « deux messages laissés sur son répondeur », Chignac se dit « prêt à répondre aux questions de la Ligue ». Au même titre qu'Olivier Deliancourt, président de Montpon-Ménesplet la saison dernière.

Au courant ou non de la falsification, l'actuel directeur sportif de Bergerac sait qu'il encourt une sanction en tant que responsable du club lors des faits. Mais ce qui est plus gênant, c'est que Gonzalez l'aurait cité comme l'homme qui lui a remis la pièce d'identité de Lemb. Est-ce la réalité ? Deliancourt s'est-il contenté de transmettre les documents fournis par le joueur lui-même ? D'autres personnes sont-elles mouillées, de près ou de loin, dans cette sordide histoire ? Autant de questions à laquelle la Ligue va devoir répondre pour mettre fin à ce peu glorieux feuilleton. Qui n'est peut-être qu'un arbre au milieu d'une forêt aux racines bien pourries…

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